Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644
Note [26]

En principe, depuis 1598 (Édit de Nantes, article xxii), l’acte de baptême catholique n’était plus requis pour être admis à la Faculté de médecine de Paris :

« Ordonnons qu’il ne sera fait différence ni distinction, pour le fait de ladite Religion <réformée>, à recevoir les écoliers pour être instruits ès universités, collèges et écoles, et les malades et pauvres ès hôpitaux, maladreries et aumônes publiques. »

Dans les faits, comme s’en targuait ici Guy Patin, les protestants n’étaient reçus qu’avec réticence et en nombre soigneusement contrôlé. De son temps, les docteurs régents de la Religion n’ont pas eu accès au décanat et leurs collègues catholiques les ont généralement considérés à part. Les Des Gorris en ont fourni un éloquent exemple : v. notes [50], lettre 104, et [3], lettre 225.

Le calvinisme de Théophraste Renaudot lui avait fermé les portes de la Faculté de Paris en 1602 et il avait obtenu son doctorat en médecine à Montpellier en 1606 ; en 1628, il avait abjuré le calvinisme pour devenir catholique.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644. Note 26

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8008&cln=26

(Consulté le 15.07.2020)

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