À Charles Spon, le 1er avril 1653
Note [28]

Guy Patin était mal informé car c’était tout le contraire : Sarlat (aujourd’hui Sarlat-la-Canéda, Dordogne) se délivrait des condéens. Marchin, à la tête d’une armée frondeuse, avait entrepris le siège de la ville le 25 décembre 1652. Malgré une résistance farouche, Sarlat s’était rendue le 1er janvier 1653 sans voir arriver le secours promis par la Couronne. Marchin avait repris sa campagne en laissant dans la ville une garnison de 1 200 hommes formée des régiments d’Enghien et de Marchin placés sous le commandement de François de Chavagnac. Ayant habilement conspiré, les Sarladais avaient chassé leurs occupants le 23 mars avec l’aide des forces royales (vicomte G. de Gérard, La Fronde à Sarlat, Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1910, tome 37).

Journal de la Fronde (volume ii, fo 205 ro et vo, Bordeaux, 275 mars 1653) :

« Avant-hier, M. le prince de Conti fit passer la rivière {a} à toute la cavalerie qu’il avait fait venir ici. L’on disait qu’il l’envoyait à Sarlat où l’on craignait une révolte ; mais on a été prévenu. La nouvelle étant venue hier, les habitants {a} joints au régiment de Marchin qui était en garnison, ont égorgé les régiments d’Enghien et de Conti ; qu’ils y avaient fait aussi prisonnier Chavagnac qui les commandait. »


  1. La Gironde.

  2. De Sarlat.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er avril 1653. Note 28

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(Consulté le 24.11.2020)

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