À Charles Spon, le 13 juillet 1649
Note [3]

Cambrai (Nord, Kamerijk en néerlandais) capitale du Cambrésis, sur la rive droite de l’Escaut, était alors une ville espagnole située à une vingtaine de kilomètres de la frontière entre la Flandre et la France. Siège d’un archevêché, Cambrai devint française en 1678 (paix de Nimègue).

Journal de la Fronde (volume i, fos 52 ro et 53 ro) :

« Les lettres d’Amiens datées d’hier {a} portent que le retour de la cour à Compiègne est différé, que l’armée décampa hier au matin de Grandcourt, à demi-lieue de Bapaume, pour aller faire quelque entreprise sur les ennemis ; et que M. de Villequier avait pour cet effet détaché quatre mille chevaux pour aller investir la place qu’on devait attaquer ; que M. le prince de Conti, les ducs de Vendôme et de Mercœur y arrivèrent avant-hier au soir avec le prince de Marcillac ; {b} et qu’en même temps le comte de Lillebonne y arriva aussi, revenant de Montreuil, où il n’avait pu obtenir du prince d’Harcourt, son frère, la démission de son gouvernement en faveur du cardinal. […]
Le 26 du passé {c} on eut quatre nouvelles remarquables d’Amiens : […] la 4e <est> que le comte d’Harcourt avait investi Cambrai la nuit du 23 au 24 avec 4 000 chevaux et mille mousquetaires, que pour la grande étendue des environs et des passages qu’ils avaient à garder on ne peut empêcher les ennemis de jeter 12 ou 14 cents hommes où il n’y avait que 4 à 500. »


  1. 24 juin 1649.

  2. La Rochefoucauld, v. note [7], lettre 219.

  3. Juin 1649.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 13 juillet 1649. Note 3

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(Consulté le 20.01.2021)

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