À Charles Spon, le 13 juillet 1649
Note [3]

Cambrai (Nord, Kamerijk en néerlandais) capitale du Cambrésis, sur la rive droite de l’Escaut, était alors une ville espagnole située à une vingtaine de kilomètres de la frontière entre la Flandre et la France. Siège d’un archevêché, Cambrai était tombée devant les troupes du du roi Philippe ii en 1595, à l’issue d’un siège mémorable (v. note [55] du Borboniana 1 manuscrit) ; elle redevint définitivement française en 1678 (paix de Nimègue).

Journal de la Fronde (volume i, fos 52 ro et 53 ro) :

« Les lettres d’Amiens datées d’hier {a} portent que le retour de la cour à Compiègne est différé, que l’armée décampa hier au matin de Grandcourt, à demi-lieue de Bapaume, pour aller faire quelque entreprise sur les ennemis ; et que M. de Villequier avait pour cet effet détaché quatre mille chevaux pour aller investir la place qu’on devait attaquer ; que M. le prince de Conti, les ducs de Vendôme et de Mercœur y arrivèrent avant-hier au soir avec le prince de Marcillac ; {b} et qu’en même temps le comte de Lillebonne y arriva aussi, revenant de Montreuil, où il n’avait pu obtenir du prince d’Harcourt, son frère, la démission de son gouvernement en faveur du cardinal. […]

Le 26 du passé {c} on eut quatre nouvelles remarquables d’Amiens : […] la 4e < est > que le comte d’Harcourt avait investi Cambrai la nuit du 23 au 24 avec 4 000 chevaux et mille mousquetaires, que pour la grande étendue des environs et des passages qu’ils avaient à garder on ne peut empêcher les ennemis de jeter 12 ou 14 cents hommes où il n’y avait que 4 à 500. »


  1. 24 juin 1649.

  2. La Rochefoucauld, v. note [7], lettre 219.

  3. Juin 1649.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 13 juillet 1649. Note 3

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(Consulté le 30.11.2022)

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