À Charles Spon, le 28 mai 1652
Note [30]

Journal de la Fronde (volume ii, fo 84 vo, 28 mai 1652) :

« L’armée de la cour, {a} dont l’avant-garde avait commencé de marcher dès le 24, décampa tout à fait de Palaiseau et des environs, et marcha vers Étampes au nombre de dix mille hommes seulement, avec 14 pièces de canon, dont il y en a quatre de 24 livres de balle, et le reste de 12, 8, et 6, avec deux mortiers, 106 bombes, et 600 boulets, tous les chevaux de bagage de la cour ayant été employés à traîner cet attirail jusqu’à Étréchy où cette armée arriva hier au soir, et n’est plus qu’à une lieue d’Étampes qu’elle doit attaquer aujourd’hui. Il y a dedans 7 000 hommes effectifs, bien retranchés, bien munis de toutes sortes de provision, hormis de fourrage pour leurs chevaux, n’en ayant pu amasser que pour 15 jours au plus. Ils sont si préparés à se défendre qu’ils ne peuvent croire qu’on ose les attaquer. Ils envoyèrent hier au matin un parti de cavalerie vers Étréchy, {b} qui enleva les gendarmes et chevau-légers du roi après une rude escarmouche où il y en eut plusieurs tués de part et d’autre. Le cardinal Mazarin avait résolu avant-hier d’y aller en personne, sans la cour ; mais depuis, il a fait résoudre Leurs Majestés d’y aller aussi, et pour cet effet elles ont envoyé préparer Le Mesnil {c} qui appartient à M. Coulon, {d} conseiller au Parlement, à une petite lieue d’Étampes, où elles vont aujourd’hui. »


  1. Commandée par Turenne.

  2. Dans le département de l’Essonne, à 8 kilomètres au nord d’Étampes.

  3. Le château du Mesnil à Bouray-sur-Juine (Essonne).

  4. V. note [39], lettre 294.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 28 mai 1652. Note 30

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(Consulté le 17.11.2019)

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