À Hugues II de Salins, le 3 mars 1656
Note [30]

« c’est l’ouvrage d’un homme qui abuse malencontreusement de son loisir et de sa plume » : {a}

L’Agent de Dieu dans le monde, par le R.P. Yves de Paris, {b} capucin. {c}


  1. Cicéron, Tusculanes, livre i, chapitre iii, contre certains ouvrages philosophiques insipides :

    Fieri autem potest, ut recte quis sentiat et id quod sentit polite eloqui non possit ; sed mandare quemquam litteris cogitationes suas, qui eas nec disponere nec inlustrare possit nec delectatione aliqua allicere lectorem, hominis est intemperanter abutentis et otio et litteris.

    [Il peut arriver qu’un auteur pense bien, mais ne sache pas expliquer correctement ce qu’il pense : mettre ses pensées sur le papier sans avoir l’art de les arranger et de les embellir, pour attirer son lecteur, c’est abuser tout à fait de son loisir et de sa plume].

  2. V. note [25], lettre 415.

  3. Paris, Denis Thierry, 1656, in‑4o ; « Seconde Édition, revue et corigée », ibid. et id. 1658, in‑4o de 520 pages.

Ce paragraphe de l’Avant-propos donne une idée de l’ouvrage :

« Quand donc, je représente ici l’Agent de Dieu dans le monde, je décris une ambassade de paix qui vient présenter aux hommes des lumières pour les tirer de l’ignorance ; des forces et des expédients pour triompher de leurs ennemis ; des mouvements sacrés pour les porter à cette félicité qu’ils prétendent et qu’ils ne peuvent obtenir par tous les efforts de la prudence mondaine. Savoir les desseins de Dieu dessus nous, apprendre ses volontés, ce qu’il nous demande pour lui être plus agréables, c’est un sujet tellement avantageux et même si nécessaire à toutes sortes de conditions publiques ou particulières que s’il était traité selon son mérite, je ne doute point qu’il ne fût reçu avec cet applaudissement qu’on donne à ce qui porte beaucoup d’honneur, avec beaucoup de profit. »

Le livre comprend trois parties :

  1. Où il est traité de la religion ;

  2. Où les intérêts de Dieu sont représentés dans le gouvernement civil ;

  3. Où il est traité des intérêts de Dieu en la conduite particulière des chrétiens.
Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues II de Salins, le 3 mars 1656. Note 30

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0436&cln=30

(Consulté le 28.11.2022)

Licence Creative Commons