Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644
Note [31]

« Jules-César Scaliger, médecin merveilleusement savant, n’a pas pu obtenir de l’École de Bordeaux la licence d’exercer la médecine en cette ville sans se soumettre à un examen ; comme il ne voulut pas en subir l’aléa, il s’en alla ailleurs. »

Voici ce qu’en a dit Joseph Scaliger (Secunda Scaligerana, pages 146‑147) :

« Je ne suis pas Burdonius, mais Burdenius. Il n’y a personne à Vérone qui s’appelle Burdonius. Mon père se nommait à Burden, parce que mon grand-oncle était seigneur de Burden ; et Burden, lingua Sclavonica, quam etiam Pater loquebatur, significat sterile et desertum, {a} et mon père fut nourri {b} à Burden. Mon grand-père s’appelait Julius à Burden, et un autre fils, de la Scala. Mon père ni mon grand-père n’ont jamais été à Vérone que trois ou quatre mois. Mon père ne saurait être citoyen de Vérone, ni passé docteur en médecine à Padoue. Qu’on cherche dans le livre de l’Université si l’on trouvera un Burdenius. Tonso à Burden, c’était mon père, parce qu’il était tondu fort près, à la Sclavonique. »


  1. « en langue sclavonne, que parlait aussi mon père, signifie stérile et désert ».

    La Sclavonie ou Slavonie est aujourd’hui le nord-est de la Croatie, qui jouxte la Hongrie.

  2. Élevé.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644. Note 31

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(Consulté le 14.07.2020)

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