À Charles Spon, le 13 juin 1644
Note [34]

Histoire de l’Université de Lyon, et du Collège de médecine faisant partie d’icelle, avec les privilèges des professeurs et docteurs qui y sont agrégés. Harangue prononcée à l’ouverture des leçons publiques en chirurgie de cette année, dans la salle des RR. PP. cordeliers. Par Lazare Meyssonnier, Mâconnais, conseiller et médecin ordinaire du roi, docteur en médecine de l’Université de Montpellier, professeur et docteur agrégé audit Collège (Lyon, Claude Cayne, 1644, in‑4o de 28 pages), dédié à « Monseigneur l’Éminentissime cardinal Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu, archevêque et comte de Lyon, primat des Gaules, grand aumônier de France ».

La fondation du Collège des médecins de Lyon serait due à Symphorien Champier : il se constitua quelques années après sa mort, vers 1540. En 1576, le Collège fut érigé par Henri iii, et ses statuts confirmés en 1577. Il était alors composé de dix membres et siégeait à l’Hôtel-Dieu. En 1600, le Collège avait fait vérifier ses statuts au Parlement de Paris et portait à vingt le nombre de ses membres (extension à 31 en 1791). Pour être agrégé au Collège, il fallait non seulement passer des examens, mais en outre justifier de deux années consacrées à l’exercice de la médecine dans un village du Lyonnais. Les 20 membres du Collège, étaient à cette époque, par ordre d’ancienneté (Mollière) :

Claude Pons, [natif] de Lyon, doyen du Collège, MC.R. {a}
Jean de Rhodes, d’Avignon, {b}
Louis i de Serres, de Nyons en Dauphiné,
Henri Gras, de Lyon,
Pierre Guillemin, de Lyon, MC.R.
Antoine Robert, de Tournon, MC.R.
Jean Baclet, prêtre médecin,
Jean Léal, d’Embrun,
Guillaume Sauvageon, de Nevers,
Charles Spon, MC.R.
André Falconet, MC.R.
Lazare Meyssonnier, MC.R.
Jean Gimel, de Lyon,
Jean-Claude Marcellin, de Lyon,
Gilles Boni, de Lyon,
François Picoté de Belestre, d’Orléans,
Pierre Potot, de Lyon,
Jean de La Monière, de Lyon,
Pierre Barra, de Lyon,
Claude Stouppe, de Lyon.


  1. M.C.R. : médecin consultant du roi (v. note [12], lettre 122), titre parfois amplifié en médecin conseiller ordinaire du roi.

  2. Erreur de prénom : Jean pour Henri de Rhodes (v. note [13], lettre 203).


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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 13 juin 1644. Note 34

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(Consulté le 10.04.2020)

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