À Charles Spon, le 30 novembre 1655
Note [35]

Guy Patin a raillé, une fois de plus, dans ces paragraphes le sort fort hasardeux des médecins de la cour : pour la plupart originaires des facultés dites étrangères, ils montaient à grands frais dans la capitale, séduits par de reluisants bénéfices qu’on ne leur versait que rarement et par le droit d’y exercer : ce à quoi s’opposait très vivement le Corps des médecins de la Faculté de Paris, obstinément accroché à son monopole ; v. note [8], lettre 426, pour Charles de Saint-Germain et le combat qu’il avait entamé pour mettre fin à cet ostracisme. La disgrâce de Théophraste Renaudot en a fourni le plus navrant exemple, une fois que la mort de Richelieu l’eût privé de la protection que lui assurait le cardinal. Des médecins de Paris faisaient aussi partie de la troupe aulique, tels François Guénault ou Claude Tardy, mais Patin ne voulait (ou ne pouvait ?) manger de ce pain-là.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 30 novembre 1655. Note 35

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(Consulté le 28.11.2022)

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