À Charles Spon, le 13 mars 1657
Note [36]

Pierre Petit (Montluçon 1594-Lagny-sur-Marne 1677) avait rempli pendant quelque temps la charge de contrôleur à Montluçon puis s’en était démis et s’était rendu à Paris où Richelieu le nomma commissaire provincial d’Artillerie, et le chargea d’inspecter les ports de France et d’Italie. En 1649, il était devenu conseiller et géographe du roi et intendant général des fortifications. Il signala l’un des premiers les vérités importantes contenues dans la Dioptrique de Descartes et reprit, avec Blaise Pascal, les expériences de Torricelli sur le vide. On lui doit l’invention de plusieurs instruments, entre autres d’une machine pour mesurer exactement le diamètre des astres (G.D.U. xixe s.).

Petit a publié plusieurs ouvrages de mathématiques, de physique et d’astronomie, mais aucun sur la comète de 1654. La méprise de Charles Spon, que Guy Patin corrigeait ici, tenait :

  • soit à l’opuscule du P. René de Cerisiers, s.j., sur cette éclipse, que le libraire parisien Pierre Le Petit (v. note [14], lettre 361) avait imprimé ;

  • soit à l’Observatio eclipsis solis, quæ contigit Parisiis anno 1652. die 8. Aprilis ante meridiem, facta in ædibus Petri Petit Regiis arcibus muniendis Præfecti, ab ipso et à Dominis Jacobo Alexandro le Tenneur in Aquitanico vectigalium Senatu Consiliario Regio, Adriano Auzotio Rothomagensi, et Jacobo Buotio Aquilensi, coram Ementissimo Cardinale de Rets, et innumero cœtu Illustriss. simul et Doctiss. virorum, Præsulum, Abbatum, Religiosorum, Præsidum, Senatorum, Physico-Mathematicorum, etc. Cui subjunctæ sunt insigniores ejusdem defectus observationes Clarissimorum Virorum [Observation de l’éclipse solaire qui survint à Paris le 8 avril 1652, avant midi, faite en la maison de Pierre Petit, trésorier royal, par lui-même et par Jacques Alexandre Le Tenneur (Paris 1604-1659), conseiller du roi à la cour des comptes de Bordeaux, Adrien Auzout, natif de Rouen (1622-Rome 1691, astronome et physicien), et Jacques Buot, natif d’Aigle (mort vers 1677, ingénieur et astronome), en présence de l’éminentissime cardinal de Retz et d’un innombrable concours d’illustrissimes et très savants hommes, prélats, abbés, religieux, présidents, conseillers, physico-mathématiciens, etc. À quoi ont été ajoutées les remaquables observations de très brillants hommes sur cette éclipse], que Petit avait précédemment publiée (Paris, Pierre Lamy, [1652] in‑fo).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 13 mars 1657. Note 36

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(Consulté le 20.04.2021)

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