Autres écrits : Observations de Guy Patin et Charles Guillemeau sur les us et abus des apothicaires (1648) : ii
Note [36]

Febris [Fièvre] est le nom d’une divinité romaine mineure (Moréri) :

« Les Romains ont fait une divinité de la fièvre, qu’ils ont honorée, afin qu’elle ne les attaquât pas. Il y avait à Rome trois temples qui lui étaient dédiés, comme Valère Maxime le dit, l. 2, c. 5, Febrim ad minus nocendum templis colebant, quorum unum adhuc in palatio, alterum in arce Marianorum, tertium in summa parte vici longi ; in eaque remedia, quæ corporibus ægrotorum innexa fuerant deserebantur. {a} On trouve une inscription ancienne, Febri divæ, Febri sanctæ, Febri magnæ, par Camilla Amata, pro filio male affecto. {b} ce qui fait voir que l’on n’honorait la fièvre comme une déesse que pour y trouver un remède. »


  1. Livre ii, chapitre 5, Des Paroles et des faits mémorables : « ils honoraient Fièvre de temples pour amoindrir leurs maux ; l’un d’eux est encore debout sur le mont Palatin, un autre était sur la place des monuments de Marius, et un troisième, au bout de la rue Longue ; on y déposait les remèdes qui avaient été appliqués sur le corps des malades. »

  2. Camilla Amata (nom d’une femme romaine endeuillée, mais d’identité autrement inconnue) « pour son fils malade, à la divine Fièvre, à la sainte Fièvre, à la grande Fièvre ».

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Observations de Guy Patin et Charles Guillemeau sur les us et abus des apothicaires (1648) : ii. Note 36

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(Consulté le 19.09.2021)

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