À Claude II Belin, le 10 février 1644
Note [4]

« l’affaire sera lente, car les temps sont encore bien malheureux. »

L’Histoire de Mathieu de Mourgues, sieur de Saint-Germain, est restée inédite. {a} Tout allait en effet être bientôt réglé en sa faveur (Olivier Le Fèvre d’Ormesson, Journal, tome i, page 193, année 1644) :

« Le mardi 5 juillet, je fus au Conseil des parties {b} à l’ordinaire et j’opinai sur l’affaire du sieur de Mourgues, abbé de Saint-Germain, à qui le roi avait donné des lettres de rétablissement en tous ses biens, honneurs et dignités. Il avait fait assigner au Parlement où lesdites lettres avaient été vérifiées, en particulier pour rentrer dans un prieuré dont il avait été pourvu pendant son absence par feu M. le cardinal de Richelieu, comme vacant par la mort du titulaire, qui était mort vingt ans auparavant, et sur la résignation duquel l’abbé de Saint-Germain avait été pourvu. Il passa à renvoyer au Parlement, contre le sentiment de M. le Chancelier qui voulait renvoyer cette affaire au Grand Conseil, attendu que Maugas, qui était le pourvu, avait été pourvu par le cardinal comme abbé de la Chaise-Dieu et avait son indult au Grand Conseil. Je vis l’effet de la fortune. Saint-Germain fut déclaré par le roi n’avoir jamais rien fait contre son service ; et néanmoins, si le cardinal de Richelieu l’eût tenu, je crois qu’il l’eût brûlé vif. »


  1. Mourgues a craché l’essentiel de son venin contre Richelieu dans les Diverses pièces pour la défense de la reine mère de Louis xiii (Anvers, 1643, v. notule {a}, note [7], lettre 20).

  2. V. note [23], lettre 222.

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 10 février 1644. Note 4

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0100&cln=4

(Consulté le 08.10.2022)

Licence Creative Commons