À Hugues de Salins, le 22 mai 1657
Note [4]

« au livre iii des Épidémies, avec les commentaires de Galien et le témoignage même de Valles. » V. notes [17], lettre 280, pour les commentaires de Francisco Valles sur les Épidémies d’Hippocrate, et [18], lettre 348, pour ceux de Galien. Valles a interprété comme une syphilis (pages 313-314) un cas rapporté par Hippocrate, « Dans la ville d’Abdère, Nicomedus fut pris d’une forte fièvre après des excès de femme et de fortes boissons, etc. » (Épidémies, livre iii, section iii, 9e maladie) :

Vix est ullum morbi genus, quod non possit venus nimia facere, nam facit malignas succorum putrescentias, et omnium partium principum debilitates, et nervos emollit, et fluxiones commovet, et cruditatibus replet. […] Ut hac ratione mihi persuadeam, […] ut ob solum Veneris immoderatum usum, citra ullam contagionem, fiat id vitium, quod morbum Gallicum vulgo appellant.

[À peine existe-t-il un genre de maladie que la luxure excessive ne puisse provoquer : elle engendre les pourrissements malins des sucs, les affaiblissements de toutes les parties principales ; elle amollit les muscles et induit les fluxions ; elle emplit le corps de matières crues. […] Je suis donc persuadé […] que cette affection, que l’on appelle vulgairement le mal français, provient de la seule pratique immodérée de la luxure, abstraction faite de toute contagion].

Le commentaire de Galien sur cette observation d’Hippocrate est très court et ne dit pas un mot des abus vénériens.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 22 mai 1657. Note 4

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(Consulté le 10.07.2020)

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