À Monsieur G.D.M., le 4 février 1672
Note [4]

Passage du livre cxxix (édition 1620-1621, tome iv, Henri iv, 1603) :

in eos severe admodum actum, nec servato iudiciario ordine, plerique crudeliter torti, ita ut Petro Ianino primum, dein Roberto Myrone eo missis vix tandem Rex violentiæ eorum coercuerit, res tandem ad Parisiensem Senatum remissa, qui de ea diligenter ac summa sollicitudine cognovit, et quamvis debiles admodum atque adeo suspectæ probationes essent.

Édition 1740-1742 (tome ix, page 575) :

« Raimond {a} les traita {b} avec beaucoup de rigueur et sans aucune forme de procès, en fit mettre plusieurs à la question avec tant d’inhumanité que le roi y envoya d’abord le président Jeannin, ensuite Robert Miron, {c} qui eurent beaucoup de peine à arrêter la violence des deux frères. {d} L’affaire ayant été renvoyée au Parlement, y fut examinée avec l’exactitude la plus rigoureuse ; et quoique les preuves fussent très faibles, et par conséquent très suspectes, la Cour, après avoir entendu les accusés, ayant jugé l’affaire trop importante pour les absoudre absolument, se contenta d’ordonner qu’il en serait plus amplement informé. »


  1. Raimond de Comminges, sieur de Sobole, gouverneur de Metz.

  2. Les bourgeois accusés de comploter avec ceux de Thionville et de Luxembourg.

  3. Robert i Miron (v. note [20], lettre 180).

  4. Sobole et son frère qui l’incitait à être sans pitié.

Note de bas de page :

« M. de Thou confond ensemble deux affaires de Metz. Cette prétendue conjuration des principaux habitants de la ville, et intelligence avec le comte de Mansfeld, gouverneur de Luxembourg, fut découverte l’an 1601, et M. le président Miron y fut envoyé pour ce sujet. L’an 1603, la mauvaise intelligence continuant entre le sieur de Sobole et les habitants, le roi fut obligé d’y faire un voyage, où il ôta ledit sieur de Sobole, comme il est ici marqué. Dupuy ».

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Monsieur G.D.M., le 4 février 1672. Note 4

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(Consulté le 28.02.2021)

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