Annexe : Thomas Diafoirus et sa thèse
Note [4]

L’autre source de chaleur est la respiration : « L’action propre des poumons est la respiration. L’usage de la respiration est la modération de la chaleur naturelle, et la nourriture de l’esprit animal » [Jean ii Riolan, Manuel anatomique et pathologique…, 1672, livre troisième, chapitre vii, page 356 ; traduction de la 4e édition de l’Encheiridium anatomicum et pathologicum… (1658, v. note [37], lettre 514), page 222].

Voici comment Furetière définissait les esprits :

« L’esprit est un corps très subtil, toujours mobile, engendré de sang et de vapeurs, porteur des facultés et commandements de l’âme par le moyen des nerfs et des muscles. L’esprit animal est défini par Galien : une certaine exhalaison de sang bénin {a} qui se subtilise dans le cerveau et se répand dans les nerfs pour leur bailler {b} sentiment et mouvement. Il est différent du vital, qui se fait dans le cœur, et se répand dans les artères pour les fonctions de la vie. L’esprit animal est engendré dans les ventricules du cerveau ; il sert au sentiment et au mouvement. L’esprit vital s’engendre au cœur ; et l’esprit naturel est engendré au foie. L’animal est engendré du vital, le vital du naturel, et le naturel de la vapeur du sang. »


  1. Doux.

  2. Procurer.

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Thomas Diafoirus et sa thèse. Note 4

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8009&cln=4

(Consulté le 25.11.2020)

Licence Creative Commons