À Charles Spon, le 5 juillet 1652
Note [46]

« à cause de la faute et de la folie d’un seul homme » (Virgile, Énéide, chant i, vers 41, à propos d’Ajax).

Un secours espagnol venu de Flandres était le dernier espoir des princes (Journal de la Fronde, volume ii, fo 111 ro, Paris, 9 juillet 1652) :

« Un courrier arrivé hier ici à dix heures du soir porta nouvelles à Son Altesse Royale que le comte de Fuensaldagne était arrivé hier au matin à Beauvais avec l’avant-garde de son armée, qui est de 500 chevaux, et y attendait le reste qu’il jurait se monter à sept mille chevaux et neuf à dix mille fantassins effectifs. Le maréchal de Turenne a détaché la moitié de son armée, pour lui aller disputer le passage, et Messieurs les gouverneurs des places de Picardie ont assemblé quelques paysans avec M. d’Elbeuf pour s’y opposer aussi. »

La nouvelle fut contredite un peu plus tard (ibid. fo 112 ro, 12 juillet) :

« On avait eu avis par un courrier envoyé de Flandres que 4 000 chevaux de l’avant-garde des Espagnols étaient arrivés […] auprès de Beauvais, que toute leur armée suivait en diligence pour venir joindre celles de Messieurs les princes […] ; mais les avis de Flandres venus par l’ordinaire ne portent pas qu’ils soient encore entrés en France, mais bien qu’ils assemblaient dix à douze mille hommes pour cet effet le plus diligemment qu’ils pouvaient ; ce qui a fait croire qu’ils ont voulu donner espérance de bonne heure à Messieurs les princes afin qu’ils ne fissent point d’accommodement avec la cour. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 5 juillet 1652. Note 46

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(Consulté le 14.07.2020)

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