Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644
Note [49]

Ce fragment latin et les deux qui précèdent sont extraits de Cicéron (De Senectute [De la Vieillesse], chapitre vi, § 20), avec mise en exergue (romain en latin et italique en français) des emprunts de Guy Patin :

Apud Lacedæmonios quidem ei, qui amplissimum magistratum gerunt, ut sunt, sic etiam nominantur senes. Quod si legere aut audire voletis externa, maximas respublicas ab adulescentibus labefactatas, a senibus sustentatas et restitutas reperietis. Cedo, qui vestram rem publicam tantam amisistis tam cito ? Sic enim percontantur in Nævi poetæ Ludo. Respondentur et alia et hoc in primis : Proveniebant oratores novi, stulti adulescentuli. Temeritas est videlicet florentis ætatis, prudentia senescentis.

[À Sparte les plus hauts magistrats portaient le nom de vieillards, et ils étaient en effet des vieillards. Si vous voulez consulter l’histoire, celle des peuples étrangers ou la nôtre, vous verrez que les plus grands États ont été ruinés par des jeunes gens, mais soutenus et rétablis par des vieillards. « Dis-moi, comment avez-vous pu si vite perdre la république ? » C’est la question posée dans le Ludus de Nævius, le poète, à quoi il a, entre autres, principalement répondu : « On a vu surgir des politiques à la nouvelle mode, de petits jeunes gens écervelés. » La témérité est bien sûr le propre de la jeunesse, la sagesse vient plus tard, quand on a commencé à vieillir].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : L’ultime procès de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris, perdu le 1er mars 1644. Note 49

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(Consulté le 07.07.2022)

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