À Claude II Belin, le 2 octobre 1635
Note [5]

Devenue indépendante de l’Empire byzantin à la fin du vie s., la République de Venise, surnommée la Sérénissime était composée des 72 îles qui forment sa capitale et des 11 provinces qui composent son État, Terra firma Venetorum [Terre ferme des Vénitiens] (Trévoux) : « 1. Le Dogado ou le duché de Venise occupe toute la côte, depuis l’embouchure de l’Adige jusqu’à Marano inclusivement, toutes les Îles de cette côte dépendent de cette province ; 2. le Frioul ; 3. la Marche trévisane, qui comprend le Trévisan, le Feltrin, le Bellunois et le Cadorin. On trouve au couchant de la Marche, 4. le Vicentin, 5. le Padouan, 6. la Polésine de Rovigo, le premier au nord, le dernier au sud, et l’autre au milieu. Au couchant de ceux-ci on trouvent 7. le Véronois, 8. le Bressan, 9. le Pergamasc enclavé dans le duché de Milan, 10. l’Istrie vénitienne [Dalmatie] qui est la plus orientale de ces provinces, et séparée des autres par [11.] la Carniole. » Venise possédait en outre des escales (colonies) en Méditerranée orientale, dont les principales étaient Corfou, Chypre, la Crète et Acre.

La République était dirigée par un doge [duc] élu à vie parmi les nobles de la ville, qui dirigeait le Sénat, assisté par « les procurateurs de Saint-Marc, le grand chancelier, les sages grands, les provéditeurs, les inquisiteurs de Terre-Ferme, les podestats, les capitaines des armes ». Au xviie s., la République avait déjà entamé son lent déclin, qui s’acheva par sa dissolution, en 1797, et sa réunion à l’Empire d’Autriche.

Outre l’excommunication de Venise (v. infra note [6]), sous le pontificat de Paul v (Camillo Borghese, Rome 1552-ibid. 1621, élu pape en 1605), la Congrégation de l’Index condamna la doctrine de Copernic et défendit en 1616 à Galilée de l’enseigner (v. note [19], lettre 226). En 1617, Paul v renouvela la constitution de Sixte iv sur l’immaculée conception de la Vierge, sans vouloir néanmoins en faire un article de foi. Ce pape embellit Rome, mais ternit son règne par un népotisme effréné.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 2 octobre 1635. Note 5

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(Consulté le 04.10.2022)

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