À Charles Spon, le 16 février 1645
Note [5]

Pline, Histoire naturelle (Préface, livre i, § 23 ; Littré Pli, volume 1, page 5) :

Nec Plancus illepide, quum diceretur Asinius Pollio orationes in eum parare, quæ ab ipso aut liberis post mlortem Placi ederentur, ne respondere posset : “ cum mortuis nonnisi larvas luctari. ” Quo dicto sic repercussit illas, ut apud eruditos nihil impudentius judicetur.

[Le mot de Plancus n’est pas non plus sans esprit : on lui disait qu’Asinius Pollion préparait contre lui des discours qui devaient être publiés par Pollion ou par ses enfants après la mort de Plancus, pour que ce dernier ne pût répondre : « Il n’y a que les vers qui fassent la guerre aux morts. » {a} Ce mot les a frappés d’un tel discrédit que les savants le regardent comme ce qu’il y a de plus impudent].


  1. Larvas peut être traduit par vers (Littré), ou par lutins (Patin), aussi bien que par fantômes.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 février 1645. Note 5

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(Consulté le 14.12.2019)

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