À Charles Spon, le 16 avril 1645
Note [5]

Cette humeur vagabonde (ou sérosité déréglée, produite ici par l’intempérie du foie) donne une bonne illustration de la conception des maladies qui dominait alors : tout venait du dérèglement (excès ou pléthore) d’une des quatre humeurs du corps (sang, bile, atrabile, pituite) ; il convenait de l’expulser (principalement par la saignée ou la purge), mais en choisissant le moment le plus opportun.

La médecine était donc alors toute symptomatique, bornant son raisonnement et ses interventions aux mécanismes, sans vraiment s’intéresser aux causes des maladies (que Guy Patin considérait comme essentiellement, sinon exclusivement liées à la nature même de l’homme).

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 avril 1645. Note 5

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0121&cln=5

(Consulté le 20.10.2019)

Licence Creative Commons