À Charles Spon, le 7 février 1648
Note [50]

Dans les chroniques, ce lit de justice du 15 janvier 1648 et son lendemain (v. infra note [57]) datent le début de la première Fronde, dite parlementaire. Mazarin avait forcé le Parlement à enregistrer sept nouveaux édits fiscaux ; plus tard le Parlement revint sur cet enregistrement, reprit l’examen des édits et formula des remontrances, bloquant la situation.

Mme de Motteville (Mémoires, pages 145‑146) :

« Les édits furent assez modérés, car on fut au Palais plus pour maintenir l’autorité royale que pour augmenter les demandes. L’édit de création de 12 offices de maîtres des requêtes en avait été la principale cause, parce qu’on avait jugé qu’il ne fallait pas souffrir leur révolte ; mais comme cette affaire, dans l’ordre des destinées, devait être la cause et le commencement de beaucoup de grands événements, ce petit remède, bien loin de guérir le mal, l’aigrit entièrement, et eut des suites qui nous firent voir que Dieu, quand il lui plaît, donne à la fourmi la force de l’éléphant. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 7 février 1648. Note 50

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(Consulté le 05.12.2020)

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