À Charles Spon, le 6 janvier 1654
Note [52]

Philippe Codurc (Codurque, Philippus Codurcus ; Annonay dans le Vivaray, vers 1580-vers 1660) avait d’abord été pasteur à Manosque puis à Riez en Provence. Appelé comme professeur d’hébreu à Montpellier puis à Nîmes, il s’était montré grand philologue et critique avisé des Écritures Saintes. Ayant démissionné de ses fonctions pastorales en 1644, il avait abjuré l’année suivante, recevant en retour la place de conseiller du roi. Cherchant toujours à concilier les deux confessions auxquelles il appartint, protestante et catholique, il avait signalé sa conversion par deux écrits : Tractatus de missæ sacrificio [Traité sur le sacrifice de la messe] (v. note [6], lettre de Samuel Sorbière datée du 27 mai 1646) et Diatribæ de sanctorum iustificatione adversus Levi Guichardi criminationes [Discussions sur la justification des saints, contre les calomnies de Levi Guichard] (Paris, 1645, in‑8o). L’année suivante, il avait publié une dissertation De Genealogia I. Christi a SS Matthæo et Luca conscripta [Généalogie de Jésus-Christ consignée par saint Matthieu et saint Luc] (Paris, 1646) (Jestaz et G.D.U. xixe s.).

Guy Patin renvoyait à deux de ses nombreuses exégèses bibliques :

  • Epistolæ ad Hebræos cap. ix versus 16, 17, 18 illustrantur,

    [Explication de l’épître aux Hébreux, chapitre ix, versets 16, 17 et 18] ; {a}

  • Libri Iob Versio nova ex Hebræo cum Scholiis…

    [Nouvelle traduction du Livre de Job, tirée de l’hébreu avec des commentaires…]. {b}


    1. Sans lieu, ni nom, ni date, in‑4o de 19 pages, commentant un passage de saint Paul sur la nouvelle alliance que le Christ a scellée par son sang : « Car là où il y a testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament en effet n’est valide qu’à la suite du décès, puisqu’il n’entre jamais en vigueur tant que vit le testateur. De là vient que même la première alliance n’a pas été inaugurée sans effusion de sang. »

    2. Paris, Petrus Variquet, 1651, in‑4ode 344 pages, dédié aux Illustrissimis Ecclesiæ catholicæ Gallicanæ Præsulibus [illustres Prélats de l’Église catholique de France].

V. note [6], lettre de Samuel Sorbière, datée du 27 mai 1646, pour la participation de Codurc à la querelle sur la transsubstantiation qui avait agité les calvinistes de Hollande au milieu des années 1640.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 6 janvier 1654. Note 52

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0336&cln=52

(Consulté le 06.07.2022)

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