À Hugues de Salins, le 14 juillet 1656
Note [6]

« c’est une pure fiction qu’ont inventée les pharmaciens : ceux qui souffrent de faiblesse de l’estomac par une intempérie très chaude, ce qui arrive souvent ou tout au moins parfois, doivent se gaver résolument d’eau froide ; c’est un précepte qu’on trouve dans Celse ».

Le chapitre v du livre iv De Medicina [la Médecine] de Celse est consacré aux maladies de l’estomac [De Stomachi morbis] (édition de Johannes Antonides Vander Linden, Leyde, 1657 [v. note [20], lettre de Charles Spon, le 28 août 1657], page 205, lignes 25‑30) :

Ubi exæstuat, aceto cum rosa extrinsecus subinde fovendus est ; imponendusque pulvis cum oleo ; et ea cataplasmata, quæ simul et reprimunt, et molliunt. Potui, nisi quid obstat, gelida aqua præstanda.

[S’il est en proie à une chaleur brûlante, on le bassine de temps en temps à l’extérieur avec du vinaigre et de l’huile rosat, et on le recouvre de poussière délayée dans de l’huile, et de cataplasmes à la fois résolutifs et émollients. Pour toute boisson, on donnera, si rien ne s’y oppose, de l’eau glacée].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 14 juillet 1656. Note 6

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(Consulté le 08.12.2019)

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