À Charles Spon, le 19 septembre 1659
Note [6]

« Il s’en est allé, sans croix, sans lumière, sans Dieu. »

Ce n’est apparemment pas une raillerie d’Érasme à l’encontre d’un cordelier, mais l’épitaphe en mauvais latin que donnèrent les dominicains après la mort d’Érasme lui-même, à Bâle, en 1536. Ses dernières paroles avaient pourtant été (Philip Schaff, History of the Christian Church, New York, Charles Scribner’s Sons, 1882-1910, 8 volumes in‑8o ; volume 7, chapitre iv, § 71, Erasmus, citant Beatus Rhenanus) :

O Iesu, misericordia ; Domine, libera me ; Domine, fac finem ; Domine, miserere mei.

[Ô Jésus, accorde-moi ta miséricorde ; Seigneur, délivre-moi ; Seigneur, mets un terme à ma vie ; Seigneur, aie pitié de moi].

Bayle a proposé une source différente :

« Ce mot se trouve dans les Facéties de Bebellius, au feuillet 56 de l’édition de 1542. Et Luther l’a aussi employé dans ses Propos de table, tome i, au feuillet 86 : Omnes, dit-il d’un bon nombre de ses adversaires, mortui sunt sine crux, et sine lux. » {a}


  1. « Tous sont morts sans croix ni lumière. »

V. notes [4], lettre 576, et [1], lettre 577, pour la maréchale de Guébriant, née Renée du Bec-Crespin et sœur de René ii de Vardes.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 19 septembre 1659. Note 6

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(Consulté le 01.10.2020)

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