À André Falconet, le 24 septembre 1660, note 6.
Note [6]

« à cause d’une plénitude excessive du cerveau, il s’exprimait par balbutiements et souffrait d’aphasie ; enfin, il fut soulagé et libéré par la saignée répétée cinq fois ». L’adjectif exclusive est sans doute à prendre pour qualifier ce qui isole du monde, qui suspend les sens. Le latin de Guy Patin nous apprend en effet ici qu’il y avait aphasie (suspension plus ou moins complète du langage). De tels accidents (apoplexies), dus à une hémorragie ou à une suspension de la circulation sanguine (ischémie) du cerveau, peuvent se résoudre spontanément et entièrement : quand la durée du déficit est inférieure à 24 heures, comme dans le cas décrit ici, on parle d’attaque ischémique transitoire ; le malade avait donc dû son salut à la bonne nature plutôt qu’aux cinq saignées prescrites par son médecin.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 24 septembre 1660, note 6.

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(Consulté le 22/02/2024)

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