À André Falconet, le 4 février 1667
Note [6]

Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) se trouve sur la rive droite de la Seine, en face de la forêt de Saint-Germain, un peu en amont du confluent de l’Oise. Ce que Guy Patin appelait le lac de Conflans devait être l’un des étangs de cette forêt (dont le site a été beaucoup remanié depuis le xviie s.).

Andrésy se trouve à quelques kilomètres en aval de Conflans.

La plaine de Houilles [alors parfois appelée Ouville, ville des moutons] s’étendait dans la boucle de la Seine qui s’étend devant Saint-Germain-en-Laye, sur environ 20 kilomètres de long et 5 kilomètres de large ; c’était un terrain favori de chasse royale.

Louis xiv y faisait manœuvrer une partie de ses troupes depuis la fin de janvier. Elles grossissaient petit à petit pour former l’armée qui allait, en mai, partir combattre en Flandre. On a remplacé le Quinze des précédentes éditions par Cent cinquante, en raison de la concordance de deux sources sur ce nombre de soldats noyés (que Patin a confirmé en entamant le post-scriptum de sa lettre du 10 février 1667).

  • Lettre du prince de Condé à la reine de Pologne, datée de Paris le 3 février 1667 (Lettres inédites à Marie-Louise de Gonzague, reine de Pologne, sur la cour de Louis xiv [1660-1677] publiées […] par Émile Magne, Paris, Émile-Paul Frères, 1920, page 324) :

    « Le roi a fait une revue fort belle aujourd’hui des troupes de sa maison, où il y avait dix mille hommes effectifs ; il est arrivé un accident assez fâcheux, c’est que les soldats, en passant la rivière au bac d’Andrésy, la corde d’un bac s’est rompue et le bac s’est enfoncé, et cent cinquante soldats se sont noyés ; cela a touché le roi de grande compassion. »

  • Passage rayé de la lettre latine de Guy Patin à Johann Daniel Horst, datée de Paris le 10 février 1667 :

    Hodie 150 milites regiæ cohortis, ex læsa et adaperta navi perierunt in medio Sequanæ.

    [Aujourd’hui, un bateau s’est brisé et ouvert au milieu de la Seine et 150 soldats de la garde royale ont péri].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 4 février 1667. Note 6

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(Consulté le 24.01.2021)

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