Autres écrits : Observations de Guy Patin et Charles Guillemeau sur les us et abus des apothicaires (1648) : xi
Note [6]

Du grec lêthê, oubli, la léthargie est une « indisposition assoupissante, avec fièvre lente, oubliance [perte de mémoire] et lâcheté [relâchement musculaire]. Elle procède d’une intempérie du cerveau, froide et humide, causée de matière flegmatique. La léthargie est différente du care [coma], pource que celui-ci est sans fièvre, ou que, du moins, la fièvre violente le précède, au lieu que la léthargie est suivie d’une fièvre lente. Celse met la léthargie au nombre des maladies aiguës, et on en meurt d’ordinaire dans le septième jour. La léthargie succède d’ordinaire à la frénésie. Il y a des gens qu’on a crus morts, qui étaient seulement tombés en une grande léthargie » (Furetière). Hors de la médecine, au sens figuré, la léthargie était aussi déjà une « insensibilité et nonchalance en toutes choses » (ibid.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Observations de Guy Patin et Charles Guillemeau sur les us et abus des apothicaires (1648) : xi. Note 6

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(Consulté le 20.10.2019)

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