Annexe : Une thèse de Guy Patin : « L’homme n’est que maladie » (1643)
Note [60]

Crescere posse imperfectæ rei signum (Sénèque, Lettres à Lucilius, livre vii, épître lvi).

<Sapientia> quæ nunquam præcox vel si barbam anteeat [<La sagesse> qui n’est jamais précoce car elle vient juste avant que ne sorte la barbe] peut renvoyer à l’adage grec antique, Ante barbam doces senes [Avant d’avoir barbe, tu fais la leçon aux vieux (mis en latin)], qu’Érasme a commenté (no 2210) :

« Dans sa seconde Apologie, Apulée montre que cette sagesse, qu’on qualifie de précoce ou prématurée, n’est généralement pas du tout à tenir pour un heureux présage, quand il écrit ce vers sénaire, {a} célèbre et rebattu, de je ne sais quel poète (car il ne donne pas son nom) : Odi puerulos præcoci sapientia. {b} Ces sortes d’esprits précoces ne plaisent pas non plus à Quintilien, quand il dit qu’ils ne parviennent presque jamais à porter des fruits. »


  1. Iambique de six pieds.

  2. « Je hais les gamins prématurément sages. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Une thèse de Guy Patin : « L’homme n’est que maladie » (1643). Note 60

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(Consulté le 03.12.2020)

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