À Charles Spon, le 7 février 1648
Note [66]

Le fils aîné de Pierre Seguin (v. note [12], lettre 5) se prénommait aussi Pierre. On lit encore son épitaphe sur un pilier (à gauche de la porte de la sacristie) de Saint-Germain-l’Auxerrois :

Petrus Seguinus
reginæ christianissimæ
Annæ Austriacæ Gall. Regentis
a Consiliis et piis largitione
S. Stephanii Fidemiensis abbas
Reg. Eccl. S. Germani Altiss. Paris.
ex canonico decanus xvii Sept.
An. m.dc.xli unanimi consensu
electus
benefacientissimis
collegiis
grati animi monumentum
statuit
ac singularis eorum
promeriti memoriam
posteris commendat
sacris anniversariis
constitutio/ A.R.S. m.dc.lxxi æt. lxxiii
.

[Ci-gît Pierre Seguin abbé de Saint-Étienne de Fémy par la libéralité et les pieux conseils d’Anne d’Autriche, régente de France, que ses très obligeants collègues ont élu à l’unanimité doyen des chanoines de Saint-Germain-l’Auxerrois le 17 septembre 1641. L’institution a établi ce monument en témoignage de sa reconnaissance et recommande à chacun de ceux qui le suivront de célébrer le souvenir de ses mérites lors des anniversaires sacrés. Il a rendu son âme à Dieu en 1671, à l’âge de 73 ans].

Passionné d’antiquités (médailles, monnaies, livres, chartes, manuscrits, etc.) au point qu’on l’a surnommé le Dictateur des antiquaires, Pierre ii Seguin tenait chez lui une académie de médaillistes. Il a publié Selecta numismata ex museo Petri Seguini, S. Germani Autissiodorensis decani, eiusdem observationibus illustrata [Pièces et médailles choisies tirées du musée de Pierre Seguin, doyen de Saint-Germain-l’Auxerrois, enrichies de ses observations] (Paris, Edme Martin, 1665, in‑4o).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 7 février 1648. Note 66

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(Consulté le 02.04.2020)

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