À Claude II Belin, le 10 mars 1638
Note [7]

« Lorsque les Sabins eurent enfermé le vieux Janus, ce fut partout le signe d’une paix florissante : il n’y a aucun salut dans la guerre, le monde entier réclame la paix. Et nous, avons-nous enfermé un vigoureux Janus ? Qu’en adviendra-t-il ? »

Ces vers latins sont de Nicolas de Bourbon (Borboniana, article lxxvi, page 320) : « En mars 1638, le duc de Weimar a gagné une bataille et a pris Jean de Vert, sur laquelle prise M. de Bourbon a fait ces vers. »

Premier roi mythique d’Italie, Janus était fils d’Apollon (v. note [8], lettre 997) et de Créuse. Saturne, chassé du ciel, ayant abordé en Italie, Janus l’accueillit, et l’associa même à sa royauté. Le dieu, par reconnaissance, dota Janus d’une rare prudence, qui rendait le passé et l’avenir toujours présents à ses yeux, ce qu’on croit exprimé par les deux visages adossés. Le règne de Janus fut pacifique, ce qui le fit regarder comme le dieu de la paix. Numa lui éleva un temple, ouvert durant la guerre, et fermé en temps de paix (Fr. Noël) ; ce qui donne leur sens aux vers de Bourbon : le viridis Ianus y était Jean de Vert.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 10 mars 1638. Note 7

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(Consulté le 13.04.2021)

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