À Claude II Belin, le 10 mai 1646
Note [7]

Caspari Hofmanni, Doctoris Medici, et in Academia Altorfina publici Professoris primarii, de Medicamentis officinalibus, tam simplicibus quam compositis, libri duo. Accesserunt quasi Paralipomena, quæ vel ex Animalibus, vel ex Mineralibus petuntur. Opus triginta annorum [Deux livres de Caspar Hofmann, docteur en médecine et premier professeur public à l’Université d’Altdorf, sur les Médicaments officinaux, tant simples que composés. Avec, en supplément, ceux qui sont tirés soit des animaux, soit des minéraux ; somme de trente années de travail] (Paris, Gaspard Meturas, 1646, in‑4o, Medic@, avec annotations autographes de Guy Patin, et 1647, Bibliothèque municipale de Lyon) ; l’Approbatio Doctorum [Approbation des docteurs (de la Faculté de médecine de Paris)], signée Guy Patin et René Moreau, est datée du 1er août 1646 ; une seconde édition a paru à Francfort en 1667 (v. note [14], lettre 150).

Les médicaments officinaux étaient en principe ceux qui se trouvaient tout composés chez les apothicaires, à la différence des médicaments magistraux, qui étaient composés conformément à l’ordonnance du médecin. Cet ouvrage est une précieuse encyclopédie de botanique médicale au xviie s. Le premier livre (pages 1‑98) est consacré aux médicaments purgatifs, et le second (pages 99‑592) aux altérants (qui modifient profondément et graduellement la constitution du corps humain) ; avec un copieux index (pages 593‑632) et une annexe (Paralipomena) sur les remèdes d’origine animale et minérale (pages 633‑701), pourvue e son propre index.

L’épître de l’auteur (en date de mars 1646) est dédiée à Guy Patin :

perill<ustre>. et excell<ente>. viro Domino D<omino>. Guidoni Patino Bellovaco, Doctori Medico Parisiensi, Dom<ino>. et amico suavissimo. S.P.D. {a}

[<Caspar Hofmann> adresse ses profonds saluts au très honoré et très illustre Me Guy Patin, natif de Beauvaisis, docteur en médecine de Paris, maître et ami très doux].


  1. Salutem Plurimam Dicit.

On y lit notamment cette jolie phrase traduite d’Aristote (v. note [8], lettre latine 351) :

Ut enim difficile non est leges scire : ita minime omnium difficile est scire quid sit oleum, quid mel, quid vinum, quid helleborus, etc. Rursus, quam difficile est Iustitiam administrare, hoc est, scire quid faciendum sit, quid tribuendum huic, illi : ita scire, cui vinum, verbi gratia, sit præscribendum ? quo tempore ? qua quantitæ ? non minus difficile est, quam iustum esse.

[Tout comme il vous est aisé de connaître les lois, vous n’avez pas la moindre difficulté à savoir ce que sont l’huile, le miel, le vin, l’ellébore, etc. En revanche, comme il est difficile de prescrire avec discernement, c’est-à-dire de savoir ce qu’il faut faire, ce qu’il faut administrer à celui-ci et à celui-là : ainsi, par exemple, à qui donner du vin, à quel moment, en quelle quantité, n’est pas moins difficile que bien exercer la justice].

Hofmann a brièvement commenté son épître dans sa lettre à Guy Patin datée du printemps 1646, en lui exposant (entre autres affaires) les difficultés qu’il avait rencontrées pour trouver un imprimeur qui acceptât de publier ses de Medicamentis officinalibus.

La lettre latine 351 (24 mai 1665) contient une longue liste de fautes relevées dans l’édition parisienne des « Médicaments oficinaux » (1646-1647) ; Guy Patin l’adressait à Sebastian Scheffer en vue de sa réédition à Francfort (1667).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 10 mai 1646. Note 7

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0134&cln=7

(Consulté le 07.12.2019)

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