À Charles Spon, le 1er avril 1653
Note [7]

« qu’un nom obscur a laissé oublier » (Virgile, v. note [11], lettre 251).

Gilbert Génébrard (Riom 1537-Semur-en-Auxois 1597) entra dans l’Ordre des bénédictins puis se rendit à Paris où, sous les meilleurs maîtres du temps, il étudia le grec, la philosophie et la théologie. Reçu docteur en théologie (1563), il fut appelé à occuper une chaire d’hébreu au Collège royal (1566). Plus tard, Génébrard se jeta dans le parti de la Ligue dont il devint un des champions les plus exaltés, attaqua avec acharnement Henri iv dans des sermons remplis de provocations séditieuses et obtint du duc de Mayenne, en récompense de son zèle fanatique, l’archevêché d’Aix. Lorsque la Ligue fut vaincue à Paris et en Provence, il se réfugia à Avignon où il composa et publia un traité De sacrarum electionum Iure [Du Droit des élections sacrées] (1593) où il établissait que les évêques devaient être élus par le Clergé et le peuple, et non point nommés par le roi. Sur l’ordre d’Henri iv, le parlement d’Aix condamna ce livre aux flammes et bannit l’auteur qui obtint cependant d’aller finir ses jours au prieuré de Semur.

Rien n’autorise à affirmer que Jules-César Scaliger et George Buchanan aient été moines cordeliers, mais Érasme eut une jeunesse ecclésiastique : ses parents étant morts, on l’envoya à neuf ans (1475) étudier à l’école capitulaire de Deventer (Overijssel), puis à Bois-le-Duc ; en 1487, il entra au cloître des Augustins de Steyn où il prononça ses vœux en 1488 et fut ordonné prêtre en 1492 par l’évêque d’Utrecht.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er avril 1653. Note 7

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(Consulté le 25.11.2020)

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