À André Falconet, le 28 avril 1654
Note [7]

« Presque tous rient de ses larmes, mais en ont autant sur le cœur ! Qu’ils rient donc, puisqu’ils ne se rendent pas compte de leurs malheurs ! »

La première phrase est la fin d’une épigramme de Martial (livre x, lxxx) à Éros, dont la traduction complète est :

« Éros pleure toutes les fois qu’il voit des coupes myrrhines jaspées, de jeunes esclaves ou quelque beau meuble de citronnier ; il soupire du fond de son cœur parce que sa pauvreté ne lui permet pas d’acheter et d’emporter chez lui tout l’étalage. Presque tous sont comme Éros, mais sans que leur œil se mouille ! Presque tous rient de ses larmes, mais en ont autant sur le cœur ! »

V. note [8], lettre 348, pour le ballet des Noces de Pélée et de Thétis.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 28 avril 1654. Note 7

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(Consulté le 08.05.2021)

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