À Hugues de Salins, le 14 juillet 1656
Note [7]

Cotignac : « confiture ou pâte de coings. Le bon cotignac se fait à Orléans » (Furetière). « Le cotignac est astringent ; si on le prend à l’entrée du repas, il fortifie l’estomac, aide à la digestion, garantit la tête des fumées qui montent au cerveau après avoir bu ; au contraire, s’il est pris après le repas, il lâche le ventre insensiblement et peu à peu sans l’offenser » (Trévoux).

Serviette est à prendre ici pour le bandage fait d’une serviette pliée qu’on plaçait sur la région de l’estomac afin de le renforcer (ibid.), plutôt que pour une déformation du mot sarriette (La Curne de Sainte-Palaye), herbe aromatique proche du thym, qui « atténue les humeurs pituiteuses, dissipe les vents, aide à la coction, aiguise la vue et provoque les urines » (Thomas Corneille).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 14 juillet 1656. Note 7

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(Consulté le 08.12.2019)

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