À Charles Spon, le 1er mars 1650
Note [72]

« On dit qu’un homme tient le loup par les oreilles, pour dire qu’une affaire qu’il croit tenir en son pouvoir lui échappera » (Furetière) : « Je tiens, comme on dit, le loup par les oreilles [auribus lupum teneo], également en peine de lâcher ou de retenir » (Térence, Phormion, acte iii, scène ii, vers 506).

Érasme a commenté cet adage (no 425) :

« S’il est très facile de tenir un lièvre par ses longues oreilles, il est au contraire impossible de tenir un loup par ses oreilles, qui sont trop courtes en proportion de son corps ; en revanche, on ne peut laisser s’échapper des mains une bête si agressive sans courir un immense danger. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er mars 1650. Note 72

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(Consulté le 29.02.2020)

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