À Charles Spon, le 3 décembre 1649
Note [8]

Les motifs donnés par Guy Patin ont été longuement développés par les mémorialistes et historiens de la Fronde, et évoqués au fil des précédentes lettres : alliance manquée in extremis de Turenne et de son armée avec les frondeurs (v. supra note [7]) ; soutien offert par les Espagnols au Parlement sous condition de paix (v. note [5], lettre 175) ; révoltes fiscales dégénérées en guerres ouvertes, en Provence (parlement d’Aix contre le comte d’Alais) et surtout en Guyenne (parlement et ville de Bordeaux contre le duc d’Épernon). S’y ajouta la consternation générale que causa la nouvelle, parvenue à Paris le 19 février, de l’exécution du roi Charles ier d’Angleterre (v. note [118], lettre 166), point culminant de la deuxième guerre civile britannique (1647-1649) ; Montglat (Mémoires, page 210). :

« Durant ces négociations, on eut nouvelle que le roi d’Angleterre avait été décapité à Londres sur un échafaud ; ce qui fit frémir d’horreur tous les deux partis, tant cette action fut trouvée méchante, et sans exemple, que des sujets eussent fait mourir leur roi par justice. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 3 décembre 1649. Note 8

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(Consulté le 22.09.2019)

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