À André Falconet, le 2 décembre 1650
Note [8]

Introduction à la chimie ou à la vraie physique, où le lecteur trouvera la définition de toutes les opérations de la chimie, la façon de les faire et des exemples ensuite très rares sur chaque opération ; et le tout dans un très bel ordre. Par E.R. Arnaud, Docteur en Médecine (Lyon, Claude Prost, 1655, in‑8o, pour l’exemplaire conservé à la BIU Santé, sans avoir trouvé trace d’une plus ancienne).

La dédicace est à « M. Pierre de Sève, baron de Fléchères, seigneur de Fareins, Grelonges, etc., conseiller d’État, lieutenant général en sénéchaussée et président au Siège présidial de Lyon ».

La préface Au Lecteur est une défense de la chimie médicale telle qu’elle était professée par l’Université de Montpellier, sur les traces de Paracelse et de Fernel, « sans contredit le plus savant médecin qui ait jamais été en France, qui parle en termes plus glorieux de la chimie que jamais Paracelse en ait parlé, et qui témoigne […] qu’il a été un des plus savants chimistes qui ait été depuis Hermès [Trismégiste, v. note [9], lettre de Thomas Bartholin le 18 octobre 1662] » ; les ennemis de la chimie n’y sont ni nommément désignés, ni même directement attaqués. Toute la suite du traité est une description très technique des opérations de chimie où il n’y a pas place pour la polémique.

La Table des auteurs cités en cet ouvrage ne contient pas le nom de Guy Patin ; le seul docteur régent de Paris en activité que cite le livre (Au Lecteur, 5e page) est Jean Chartier (v. note [13], lettre 271) :

« Que si l’on veut quelque chose de plus fraîche date, {a} il ne faut que voir la proposition que M. Chartier […] a faite {b} au public le 7e de février de cette année 1650 en ces termes : Deo duce, et Auspice Christo. Ioan. Chartier, Cons. Medicus Regis, ac in Chirurgia Professor regius. Fracta Ossa, aut luxata reponere ; Vulnera, ac Ulcera conglutinare ; Igne, Ferro, Medicamentis, etiam Chemicis mederi etc. Edocebit, etc. » {c}


  1. En faveur de la chimie médicale.

  2. Par affiche.

  3. « Sous la conduite de Dieu et la protection du Christ, Jean Chartier, conseiller médecin du roi et professeur royal en chirurgie enseignera comment réduire les fractures et les luxations, fermer les plaies et ulcères, soigner par le feu, le fer, les médicaments, même chimiques, etc. »

L’ouvrage a donc bien été écrit en 1650, mais on n’y trouve pas l’ombre d’une attaque contre Guy Patin : le Patinus fustigatus [Patin fouetté] (v. note [3], lettre 243), libelle d’Arnaud contre la thèse de Patin sur la sobriété (v. note [6], lettre 143), avait bel et bien avorté (s’il avait jamais été réellement conçu).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 2 décembre 1650. Note 8

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0251&cln=8

(Consulté le 03.12.2020)

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