À André Falconet, les 21, 23 et 25 décembre 1664
Note [8]

« Muse, tu connais l’endroit etc. Combien de temps, à vrai dire, il sera détenu là-bas, est un secret pour nous ; une si grande affaire n’est connue que de Dieu et du roi. »

Louis xiv avait autoritairement aggravé en prison à vie la peine de bannissement à perpétuité prononcée par la Chambre de justice contre Nicolas Fouquet. D’Artagnan commandait les mousquetaires chargés d’escorter le condamné jusqu’à Pignerol (où il mourut en 1680) ; dès la sentence royale prononcée, ils quittèrent la Bastille le 22 décembre.

Olivier Le Fèvre d’Ormesson (Journal, tome ii, page 287) :

« Après le dîner, Drouet me dit avoir vu partir M. Fouquet sur le midi, seul au fond de son carrosse et trois hommes devant, paraissant le visage fort gai, et tout le peuple lui donnant des bénédictions. Il sortit par la porte Saint-Antoine pour aller coucher à Villeneuve-Saint-Georges, et delà prendre le grand chemin de Lyon. On le mène sans aucun domestique à lui ; ce qui paraît fort dur de lui ôter son médecin {a} et son valet de chambre. »


  1. Jean Pecquet.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, les 21, 23 et 25 décembre 1664. Note 8

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(Consulté le 23.07.2021)

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