À André Falconet, le 9 juin 1665
Note [8]

René Rapin (Tours 1621-Paris 1687) était entré dans la Compagnie de Jésus à 18 ans, y avait enseigné les humanités, puis s’était occupé de la composition de divers ouvrages de piété et de littérature. Ses contemporains ont rendu hommage à la douceur et à la politesse de ses mœurs ; néanmoins, il attaqua avec une grande âpreté les jansénistes, eut de très vifs démêlés avec le P. Maimbourg et le P. Vavasseur au sujet des Anciens, et traita fort durement Dupérier et Santeuil qui l’avaient fait juge du mérite de leurs poésies. La réputation littéraire de Rapin avait débuté avec la publication des Eclogæ sacræ [Églogues sacrées] (Paris, 1659, in‑4o) qui lui firent donner par Costar le nom de Théocrite second [v. note [6], lettre 606, pour le premier]. Son chef-d’œuvre, le poème des jardins, Hortorum libri iv (1665, in‑4o, 1666, in‑12o), est d’une latinité si élégante qu’on a prétendu que Rapin ne l’avait pas composé et qu’il l’avait pris dans un manuscrit lombard que possédait un prince de Naples. Il a laissé de nombreux ouvrages de critique et de piété (G.D.U. xixe s.).

Les Mémoires du P. René Rapin, de la Compagnie de Jésus, sur l’Église et la Société, la cour, la ville et le jansénisme, 1644-1669, éditées par Léon Aubineau d’après le manuscrit autographe, ont été publiés pour la première fois en 1865 (deux tomes, Paris, Gaume frères et J. Duprey).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 9 juin 1665. Note 8

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(Consulté le 25.11.2020)

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