À Charles Spon, le 20 mars 1649
Note [80]

Mme de Motteville (Mémoires, page 245) :

« Les généraux parisiens, mal satisfaits de leur journée, se retirèrent doucement. Ils essuyèrent mille injures de leurs bourgeois qui étaient en colère de ce qu’on ne les avait pas menés au combat. Ils juraient qu’ils auraient fait des merveilles, et qu’ils auraient porté la mort et l’effroi dans toute l’armée du roi. Leur chagrin procédait de ce qu’ils avaient perdu un passage qui leur apportait des vivres ; qu’il ne restait plus que Brie-Comte-Robert ; et n’ayant que cette seule ressource, ils voyaient que bientôt ils seraient en état de craindre la faim. »

Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) se trouve entre Marne et Seine, sur le chemin de Brie, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Paris ; ce point de passage, vital pour Paris, était alors assiégé par les troupes du roi.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 20 mars 1649. Note 80

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(Consulté le 03.12.2020)

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