À Jean-Baptiste II de Salins, le 28 mars 1651
Note [9]

« tout médicament purgatif doit être séparé en ceux qui expulsent les humeurs épaisses, et ceux qui expulsent les humeurs séreuses et les eaux. Dans la première classe je range le séné, la rhubarbe, l’aloès, le sirop solutif [laxatif] de roses, s’il est vieux, mais non pas l’agaric, qui est rarement utilisé chez nous et qu’on doit à vrai dire employer peu fréquemment. Dans le second genre, je classe la manne, le sirop solutif de roses, s’il est récent, le sirop solutif de fleurs de pêcher, la scammonée, la gomme-gutte ; j’en exclus la coloquinte et l’antimoine qui sont pour moi des poisons et que vous ne devez jamais utiliser si vous êtes sage. »

La coloquinte est une plante cucurbitacée dont l’étymologie grecque rappelle la principale propriété : koilia, ventre, et kinein, remuer ; sa pulpe est un violent drastique, même à très petite dose ; à dose plus forte, c’est un poison âcre (Nysten).

Gomme-gutte : « gomme-résine qui, formant avec l’eau une émulsion d’un beau jaune, sert à l’aquarelle. La gomme-gutte est aussi un purgatif drastique » (Littré DLF).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Jean-Baptiste II de Salins, le 28 mars 1651. Note 9

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(Consulté le 04.12.2021)

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