Annexe : Une thèse de Guy Patin : « L’homme n’est que maladie » (1643)
Note [9]

Hippocrate (Aphorismes, livre i, aph. iii ; Littré Hip, volume iv, pages 459‑461) :

« Chez les athlètes, un état de santé porté à la dernière limite est dangereux ; demeurer stationnaire est impossible ; or, ne demeurant pas stationnaire et, d’autre part, ne pouvant plus marcher vers le mieux, empirer est la seule voie qui reste. Pour ces motifs, il faut dissiper cet état sans retard, afin que le corps recommence sur nouveaux frais la réparation ; il faut aussi non pas porter à l’extrême les atténuations [gymnastiques] (car il y a des risques), mais aller jusqu’au point compatible avec la constitution de l’individu soumis au régime. De même, les évacuations [médicales] poussées à l’excès sont dangereuses et, réciproquement, les réparations à l’extrême limite ont du danger. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Une thèse de Guy Patin : « L’homme n’est que maladie » (1643). Note 9

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(Consulté le 30.11.2020)

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