À André Falconet, le 14 novembre 1664, note 12.
Note [12]

Le procès de Nicolas Fouquet débutait ce vendredi 14 novembre au Grand Arsenal. Les deux chefs d’accusation étaient les crimes de péculat et de lèse-majesté, tous deux passibles de la peine de mort. Après leur lecture (Petitfils c, page 421),

« on prie d’Artagnan d’introduire Fouquet. Celui-ci passe derrière les paravents qui protègent l’entrée et pénètre dans la salle. Quelle solennité ! Tous les regards sont tournés vers lui. Il ne laisse paraître ni trouble, ni appréhension. Il s’incline avec déférence devant le chancelier et fait un profond salut à ses juges. Tous l’accueillent avec des visages de pierre. Séguier lui ayant demandé de s’avancer, il va s’asseoir sur une sellette de bois, assez basse, qu’on a disposée devant le bureau des rapporteurs, face à celui du chancelier. Devant lui, au mur, pend un grand crucifix. En raison de sa qualité d’ancien ministre d’État, il a demandé à être dispensé de cette posture humiliante, mais cela lui a été refusé. »

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 14 novembre 1664, note 12.

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(Consulté le 28/09/2023)

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