À André Falconet, le 23 novembre 1669, note 3.
Note [3]

François Cureau de La Chambre (v. note [13], lettre 380), fils aîné de Marin, était médecin du Chancelier Séguier. J’ai corrigé les précédentes éditions qui le disaient « fils du médecin de M. le Chancelier ».

Pierre Cureau de La Chambre (1640-1693), son frère cadet, avait étudié pendant quelque temps la médecine ; mais une surdité l’avait obligé à renoncer. Il s’était fait prêtre, pour devenir curé de Saint-Barthélemy à Paris (v. note [31], lettre 301). Ses talents de prédicateur le firent élire à l’Académie française en 1670. Quoique grand amateur de poésie, il ne fit jamais qu’un seul vers et comme il le récitait un jour à Nicolas Boileau-Despréaux, celui-ci s’écria : « Ah, Monsieur, que la rime en est belle ! » L’abbé Cureau de La Chambre a prononcé et publié les panégyriques de la bienheureuse Rose de Sainte-Marie de Lima du Pérou (1669), de saint Charles Borromée (1670), de sainte Thérèse (1678) et du roi saint Louis (1681), et les oraisons funèbres du Chancelier Pierre iv Séguier (1672) et de la reine Marie-Thérèse d’Autriche (1684). La mort l’empêcha de mettre à exécution son projet de publier une édition complète des œuvres imprimées et manuscrites de son père (O. in Panckoucke).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 23 novembre 1669, note 3.

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(Consulté le 21/05/2024)

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