À Nicolas Belin, le 8 mai 1649
Note [6]

Journal de la Fronde (volume i, fo 30 ro, 2 mai 1649) :

« La mésintelligence continue entre le parlement et le gouverneur de Provence. Les lettres de Bordeaux arrivées ledit jour portent qu’après des grandes hostilités et ravages faits autour de la ville par les troupes du duc d’Épernon et la vigoureuse résistance des Bordelais mis dans le poste de Lermont, ceux du poste de Sipressac avaient investi une partie des troupes de ce duc dans le Pays d’Entre les Deux Mers si avantageusement qu’on ne croyait pas qu’ils en pussent réchapper sans la suspension d’armes ; qui fut en même temps proposée par M. d’Argenson et acceptée par les Bordelais, qui ont consenti à traiter d’accommodement dans le bourg de Castres à trois lieues de là, et envoyé deux conseillers du parlement à Blaye entre les mains du duc de Saint-Simon ; et M. d’Argenson s’est rendu otage avec son fils pour M. d’Épernon envers les Bordelais. Les munitions de guerre et de bouche qui étaient dans le château Trompette {a} ayant été gâtées au moyen d’un canal que les Bordelais avaient détourné dans le fossé dudit château, M. d’Épernon avait offert de laisser entrer tous les vivres qu’on voudrait dans Bordeaux à condition que les Bordelais laisseraient entrer des provisions dans ce château, mais ils n’ont pas voulu accepter cette offre. »


  1. V. note [23], lettre 195.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Nicolas Belin, le 8 mai 1649. Note 6

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(Consulté le 23.04.2021)

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