À André Falconet, le 1er janvier 1666, note 7.
Note [7]

Bussy-Rabutin, incarcéré à la Bastille le 17 avril 1665 (v. note [9], lettre 822), n’en sortit que le 17 mai 1666, pour se faire soigner et sous condition d’y revenir dès qu’il aurait été mieux (ce qu’il ne fit pas). C’est du moins ce qu’il rapporte lui-même dans ses Mémoires, sans la moindre mention d’un passage aux Petites-Maisons (v. note [29], lettre 97).

Il a parlé au roi de la vente forcée de sa charge dans une lettre datée de la Bastille, le 9 décembre 1665 (tome second, pages 465‑466) :

« Quoique j’eusse la plus grande envie du monde de servir toute ma vie Votre Majesté dans ma charge de mestre-de-camp général, aussitôt qu’elle m’a témoigné vouloir ma démission, je la lui ai envoyée avec une entière résignation à ses volontés, et avec une espèce de joie d’avoir une occasion de lui faire voir la manière avec laquelle je lui obéissais dans les choses même les plus fâcheuses. Toute la grâce que je demande aujourd’hui à Votre Majesté, Sire, c’est qu’elle soit persuadée que mes malheurs ne diminueront jamais l’estime, le respect, le zèle et l’admiration que j’ai toujours eus pour votre incomparable personne ; que quand je ne servirai pas Votre Majesté, de mestre-de-camp général de sa cavalerie dans ses armées, je la servirai de simple soldat plutôt que de ne la plus servir ; que les gens qu’elle comble de grâces ne mourraient pas encore de meilleur cœur que moi pour son service, et que je suis avec tous les respects imaginables, Sire, de Votre Majesté, le très humble etc. » {a}


  1. La charge en question fut vendue 252 000 livres.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 1er janvier 1666, note 7.

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(Consulté le 20/05/2024)

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