À Claude II Belin, le 12 novembre 1639
Note [8]

Ayant présidé pour la première fois une quodlibétaire le 16 décembre 1627 (celle de Georges Joudouin, v. note [10], lettre 3), Guy Patin avait franchi le seuil imposé des dix années d’ancienneté quand il avait présidé, le 22 septembre 1639, le doctorat de Denis Joncquet (v. note [7], lettre 549 ; Comment. F.M.P. tome xiii, fo 76 vo). Le rituel des questions n’avait pas exactement respecté celui qui est indiqué dans les statuts de 1660 (v. note [14], lettre 54) : Me Jacques Thévart avait d’abord posé au licencié la première, An febribus intermittentibus vinum emeticum ? [Le vin émétique convient-il dans les fièvres intermittentes ?] ; puis Joncquet avait posé la seconde question à Me Pierre Yvelin, An febribus intermittentibus vinum absinthites ? [Le vin d’absinthe convient-il dans les fièvres intermittentes ?].

Trois jours avant, le 19 septembre 1639, Patin avait participé à l’acte de vespérie de Claude Le Vasseur, sur un sujet un peu moins brûlant. Le président, Cyprien Hubault, avait d’abord demandé au candidat de disputer sur la question An pestis cognitio medico ? [Le diagnostic de la peste appartient-il au médecin ?] ; puis le licencié avait soumis à Patin la question An pestis curatio chirurgo ? [Le traitement de la peste appartient-il au chirurgien ?] (ibid. fo 75 ro). Même si elles étaient généralement préparées par écrit, les harangues de vespérie ou de doctorat n’étaient jamais imprimées.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 12 novembre 1639. Note 8

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(Consulté le 15.06.2021)

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