Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Naudæana 3, note 33.
Note [33]

« dans la nature des choses », c’est-à-dire réel.

À ce que disait ici Gabriel Naudé de l’indélicat Seton (où auditeur est à prendre dans le sens de secrétaire), le livre de Michael Questier intitulé Stuart Dynastic policy and Religious Politics 1621-1625 [Politique dynastique et diplomatie religieuse des Stuarts, 1621-1625] (Londres, Cambridge University Press, 2009) ajoute (note 271, page 180) qu’il se prénommait William (Guilielmus Setonius), était natif de Meldrum (Aberdeenshire), issu d’une ancienne et noble famille écossaise, et entretenait des relations avec le clergé séculier anglais de Rome. Seton avait étudié à Louvain auprès de Juste Lipse, puis enseigné le droit à la Faculté d’Angers, avant de partir à Rome pour devenir secrétaire du cardinal Cobelluzzi (Jan Papy, William Barclay’s Album Amicorum [Album des amis de William Barclay], Myricæ, Essays on neo-latin literature in memory of Jozef Ijsewin, édités par Dirk Sacré et Gilbert Tournoy, Supplementa humanistica Lovaniensia xvi, Leuven University Press, 2000, page 388).

V. notes :

  • [43] du Naudæana 1, pour le cardinal Scipione Cobelluzzi, mort en 1626, bibliothécaire de la Vaticane ; il était titulaire de l’église Sainte-Suzanne à Rome (Santa Susanna), où il a été inhumé ;

  • [13], lettre 12, pour Antoine Coffier, marquis d’Effiat, nommé surintendant des finances en 1626, maréchal de France en 1631, et mort l’année suivante ;

  • [28], lettre 6, pour René Moreau, éminent docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, doté d’une riche bibliothèque (décrite par Guy Patin dans le deuxième paragraphe de sa lettre 450) ;

  • [16], lettre 18, pour Girolamo (ou Scipione) Mercuriali, médecin italien du xvie s. qui a enseigné à Padoue, Bologne et Pise ; comme Galien, bien avant lui, il a commenté les Épidémies d’Hippocrate (v. note [18], lettre 348) ; il a aussi travaillé sur les traités que Galien a consacrés à la thériaque (v. note [11] de l’Observation xi de Guy Patin et Charles Guillemeau).

Si Patin avait recueilli le Naudæana, il me semble qu’il n’aurait probablement pas manqué de raconter l’anecdote à l’un de ses correspondants, tant il aurait eu plaisir à maudire la fourberie des Britanniques, ou à ridiculiser un de ses collègues grossièrement dupé par un escroc. Je conviens pourtant que Patin avait une très grande admiration pour Moreau et qu’il a pu taire sa mésaventure ; il se peut aussi qu’il ne l’ait écrite que dans une de ses nombreuses lettres qui ont aujourd’hui disparu.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Naudæana 3, note 33.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8194&cln=33

(Consulté le 26/04/2024)

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