Au XVIIIème siècle, les dentistes tiraient une partie de leurs revenus de la vente de produits et remèdes dentaires. Ils vendaient essentiellement :

LEGISLATION CONCERNANT LA VENTE DE REMEDES ET MEDICAMENTS

Au début du XVIIIème siècle, l'administration royale se chargeait de l'aide aux malades au cours des épidémies. Son rôle principal était d'organiser cette aide, d'une part, et de contrôler, dans la mesure du possible, la fabrication, l'acheminement la distribution et la vente des remèdes et médicaments. De 1700 à 1708 ce fut CHAMILLART qui en était le contrôleur. A partir de la fin de l'année 1708 ce fut Nicolas DESMARETZ qui s`en chargea.

Jean-Adrien HELVETIUS (7) prit contact avec DESMARETZ pour lui signaler qu'il préparait des boîtes de remèdes pour un large éventail de pathologies. DESMARETZ tomba d`accord avec HELVETIUS et commença dès 1709 à envoyer dans les différentes régions de France des caisses de médicaments, selon les besoins. Ces caisses contiennent en plus des médicaments des modes d`emploi. Tout au long du XVIIIème siècle les envois furent faits dans les régions qui le demandaient, tout cela étant gratuit pour les malades, le financement étant fait par le gouvernement royal. (8)

A partir de 1728, une série de décrets va préciser le système des autorisations de ventes de remèdes, mais en fait, tout dépendait du Premier Médecin du Roi qui pouvait peser sur les décisions quant à une autorisation sur une partie ou tout le territoire du royaume. Localement des autorisations pouvaient être accordées par des aristocrates, Princes, Marquis ou Comtes, des magistrats, des lieutenants de police, aussi bien que par une Faculté de Médecine ou des Communautés de Chirurgiens. (9)

Un exemple d'autorisation par un Collège de Chirurgiens: dans le procès verbal de réception de Anthoine DUTRONCY comme expert pour les dents, le Collège l'avait interrogé sur les remèdes et drogues, ce qui équivalait à une autorisation.

"Nous, Maîtres Chirurgiens de Lyon, avons interrogé Dutroncy sur différents faits de pratique, concernant les maladies qui arrivent aux dents et les différentes manières de les arracher, de même que les remèdes ou drogues dont il se sert pour la propreté des parties" (10)

Louis XVI avait créé le 25 avril 1772 la Commission Royale de Médecine, chargée de l'examen des remèdes particuliers. Puis le 29 avril 1776 vit naître la Société Royale de correspondance de Médecine qui était chargée du contrôle des drogues et de la lutte contre les épidémies. Enfin le 29 novembre 1778 eut lieu la séance inaugurale de la Société Royale de Médecine dont le rôle était de régler l'intégralité des problèmes ayant rapport avec la médecine. La Faculté de Médecine de Paris voyait là ses prérogatives diminuer d`une façon importante.

Pour ceux qui voulaient obtenir une autorisation de vendre tel ou tel produit, ils devaient en faire la demande, puis passer devant la Commission avec un homme de loi comme témoin de la bonne marche des opérations, un notaire par exemple. Dans le cas favorable ils obtenaient un brevet, puis une Lettre Patente venait confirmer les faits en donnant les précisions nécessaires quant à la durée et les limites géographiques. C`est ainsi que LECLUSE obtint l`autorisation de vendre de l`orviétan de 1772 à 1775.

La Société Royale de Médecine, par I'intermédiaire de la Commission Royale de Médecine, contrôlait donc la fabrication, la distribution et la vente des produits destinés aux traitements des maladies en général, en donnant des licences ou brevets. La plupart de ces permissions concernent les thériaques, les poudres anodynes ou encore les élixirs anti-scorbutiques. Il y a un bon nombre d'autorisations concernant des dentistes pour la préparation et la vente de remèdes contre la carie, le scorbut, ou encore les aphtes.

L'ORVIETAN

Revenons tout d'abord sur la définition du mot "Orviétan". Le dictionnaire Panckoucke (11) nous dit: "ORVIETAN, s.m., orvietanurn, médicament interne, officinal, que nous rangeons parmi les conserves composées molles, et qui, suivant le Codex de Paris, 1818, devra trouver place parmi les électuaires opiats, puisqu'il contient de l'opium. Il entre dans cet électuaire (12) cinquante quatre drogues (13), ce qui le rapproche, pour le nombre de la thériaque; Hoffmannn l'a réformé et a réduit ses composans au nombre de vingt six, il diminua aussi la quantité d'opium de moitié: il l'a décoré du nom d'orviétan sublime, ou orvietanum prestantius. Ces deux compositions hors d'usage n'étant pas comprises dans le nouveau Codex, je me crois ici dispensé d'en transcrire les formules. Ce fameux antidote ou contre-poison a été ainsi appelé parce qu'il fut inventé et débité par un charlatan natif d'Orviète en Italie, qui, au dix-septième siècle, l'apporta à Paris, où il fit avec lui des expériences sur lui-même, après avoir pris différentes doses de poison. Ce remède eut une vogue considérable, mais de peu de durée; on continua d'employer à sa place la thériaque; son nom tomba même, à ce qu'il paraît, dans une sorte de mépris, s'il faut en croire certain dicton populaire qui l'applique aux trompeurs, aux charlatans et aux opérateurs (14) le nom de marchands d'orviétan". Ce produit est essentiellement un anti-poison, de toutes sortes de poisons y compris les venins, et c'est aussi, dilué dans du vin un médicament universel, utilisé également pour les animaux.

La fabricatian et la vente d'orviétan, remède introduit en France à la fin du XVIIème siècle, étaient soumises à autorisation depuis le début du XVlIème siècle (15). Un extrait du privilège du Roi nous montre combien était précis le texte sur le plan de la légalité: "ll est expressément défendu à tous Opérateurs et autres personnes, en dispensant leurs Médicamens, de se servir du nom d'Orviétan, ny contrefaire, ny le vendre, sur peine de mil livres d'amende, et ainsi qu'il est mentionné es Lettres Royaux, sans l'expresse permission dudit Contugi, original Orviétan. Donné à Paris en la grande Chancellerie, le 9 avril 1647.

Christophe Contugi dit l'Orviétan de Rome dispense son unique et éprouvé secret nommé Orviétan.

Héritier de Jean Vitrario, successeur du sieur Hierosme Feranti, original lnventeur dudit Orviétan, servant pour toutes les maladies cy-dessous descrites". Dans les maladies décrites, rien ne concerne la pathologie dentaire excepté: "..les puanteurs d'haleine..". (16)

Cette exclusivité demeura longtemps la propriété de la famille CONTUGl, jusqu'au 12 juillet 1700, date à laquelle Louis XIV nomma par Brevet Nicolas ANDRY, ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Paris, Docteur Régent, comme inspecteur de la composition de l'orviétan. Mais la famille CONTUGI, propriétaire de la formule, et toujours fabricant, vendait cet orviétan en gros et touchait une rente sur les ventes au détail. En cette date du 12 juillet 1700, Louis XIV donna un autre Brevet aux CONTUGI permettant à Geneviève CONTUGI de travailler à la composition de I'orviétan conjointement avec son frère Jean-Louis. (17)

Le 10 mai 1716 une Lettre Patente accorda la survivance du privilège de la fabrication à Florent-Jean-Louis CONTUGI, fils de Jean-Louis. (18)

Le 10 avril 1727 une nouvelle Lettre Patente vint confirmer le privilège: "Privilège pour la composition, vente et débit de l'orviétan en faveur de Florent-Jean-Louis Contugi, fils de feu Jean-Louis Contugi et de Marguerite du Chesnoy. 2000 livres par an et l'inspecteur 1000" (19)

En date du 7 octobre 1740, le testament de Florent-Jean-Louis CONTUGI lègue le privilège à ses neveux Louis-Victoire et Charles-Louis SAGOT. (20) Mais le 27 octobre la femme et la soeur du défunt Florent-Jean-Louis, MargueriteFrançoise et Anne CONTUGI, épouse de Louis SAGOT, obtiennent le privilège, à partager, de la composition et du débit de l'orviétan. (21)

Puis Louis XV, par Brevet du 29 septembre 1741 nomma Charles DIONIS (22) à la place de Nicolas ANDRY. Ainsi Charles DIONIS pouvait donner l'autorisation, par brevet spécial et stipulé par Lettre Patente, à quiconque présentait des garanties suffisantes (23). Ce privilège fut accordé à Charles DIONlS et sa femme "en lieu et place des soeurs Contugi" (24). Charles DIONlS fut confirmé dans sa charge en 1772 (25). ll mourut le 18 août 1776 et la famille CONTUGI dût faire poser les scellés pour obtenir le paiement des arriérés de rente dus par Charles DlONIS. Un dernier événement en date du 18 novembre 1785 fit de Marie-Françoise CONTUGI la seule héritière des droits sur la vente d'orviétan. Par la suite ce remède commença à tomber en désuétude, et fut beaucoup moins utilisé (26).

Mais revenons en arrière, afin de bien voir qu`il y avait plusieurs sortes d'autorisations ou privilèges:

Ainsi une famille d'opérateurs célèbres du Pont-Neuf à Paris avait, en même temps que les CONTUGl, le privilège de la vente d'orviétan, c'est la famille TOSCANO. Mais rappelons que toute personne susceptible de vendre devait avoir l'autorisation des CONTUGI et des autorités. Joseph TOSCANO avait l'autorisation de vendre par Lettre Patente en date du 21 décembre 1685 et le vendait "....comme les opérateurs, mesme non privilégiés, sur un théâtre dressé dans les places publiques où, par des divertissements honnêtes, il attiroit le peuple, et se procuroit par ces amusements, un débit plus favorable" (27). Ses fils Grégoire et Paul présentèrent l'orviétan au Jardin du Roi et obtinrent un brevet (28), qui fut confirmé à Grégoire TOSCANO seul, en date du 11 Juin 1727 (29). Le même jour Grégoire obtint l'autorisation de monter son théâtre (30). Algaron TOSCANO, fils de Grégoire, obtint de garder le privilège de son père et de son grand-père le 15 Août 1771 (31).

Un autre membre de la famille TOSCANO, Charles vivant à Gaillac en Albigeois eût une autorisation de vendre de l'orviétan de sa composition en date du 7 Décembre 1758 et enregistré à la Prévôté de l'Hôtel le 8 Décembre 1764 (32).

Comme nous l'avons vu, l'orviétan pouvait avoir des formules différentes selon le fabricant. Ainsi les fabricants d'orviétan ne se limitaient pas aux noms les plus connus comme CONTUGI, TOSCANO, et n'étaient pas non plus la propriété d'une seule famille: Louis de BLACHE eût bien une autorisation de composer et de vendre un orviétan le 10 Avril 1740 (33).

LES VENDEURS D'ORVIETAN

Il y avait une foule de vendeurs d'orviétans dont nous avons les noms avec les dates des autorisations qui leur furent données. Nous allons voir qui sont ces vendeurs et comment ils se répartissent.

Nous avons choisi d'étudier une période d'une vingtaine d'années, allant plus exactement du 22 Juin 1762 (34) au 17 Septembre 1783 (35). Ce choix nous a été guidé par les documents que nous avons pu retrouver: il paraît évident que ce nombre de brevets ne représente qu'une partie des brevets délivrés. Pour cette période arbitraire nous avons relevé 216 brevets qui se répartissent ainsi, suivant l'activité des personnes autorisées :

Sans précision de l'activité 59
Chirurgiens 45 dont
Chirurgiens 22
Chirurgiens oculistes 11
Ex Chirurgiens 2
Chirurgiens Major 2
Ex Chirurgien Major 1
Chirurgien de Marine 1
Ex Chirurgien de Marine 1
Ex Chirurgien des Hôpitaux 1
Chirurgien Herboriste 1
Chirurgien et Chimiste 1
Chirurgien Opérateur 1
Opérateur Chirurgien 1
Opérateurs 36 dont
Opérateurs 33
Opérateurs Botanistes 2
Opérateur Botaniste Chimiste 1
Dentistes 32 dont
Dentistes 12
Chirurgien Dentistes 10
Opérateurs Dentistes 7
Oculiste Dentiste 2
Chirurgien Oculiste Dentiste 1
Botanistes et Chimistes 27 dont
Botanistes 16
Chimistes 5
Chimistes Botanistes 4
Botanistes Chimistes 2
Médecins 10 dont
Médecins 4
Docteurs en Médecine 2
Médecin Opérateur 1
Médecin Botaniste 1
Médecin Chimiste Botaniste  1
Ex Médecin 1
Oculistes 4
Herboriste 1
Sage-Femme 1
Aubergiste 1

On peut constater que les dentistes représentent 1/7 de l'effectif, et cela sans compter les opérateurs et les noms sans précision d'activité, qui peuvent cacher des activités de dentistes. Si on élimine du décompte ces catégories incertaines, les dentistes représentent 32 sur 124 des brevets de vente d'orviétan, soit le quart des brevets.

Quand les remèdes n'étaient ni approuvés, ni recommandés ou brevetés, s'il y avait contrefaçon, et que les personnes lésées s'en apercevaient, elles n'hésitaient pas à intenter un procès, même s'ils attaquaient des membres de leur propre famille. Ainsi nous pouvons nous référer à deux procès démontrant bien l'enjeu économique que représentait la vente de remèdes.

LES PROCES

Le 6 Août 1729 Ies Maîtres Apothicaires épiciers de Paris veulent faire opérer une saisie chez Florent-Jean-Louis CONTUGI, s'il ne montre pas son privilège, sinon: "...faire saisir, en notre présence, toutes les marchandises d'apothicairerie et boîtes d'orviétan qui sont dans sa boutique et dans son magasin..." (36) Dans la boutique iI y a une vendeuse du nom de Suzanne ANSSELlN (37). CONTUGI fait appeler ANDRY, inspecteur, et PERRIN, tuteur. Le privilège en date du 10 Avril 1727 est montré. Les Lieutenants de Police ne trouvent pas que c'est suffisant et font mettre les scellés sur le magasin. (38)

Un autre exemple de procès, c'est celui qui eut lieu entre la famille DIONIS et la famille CONTUGl, au sujet des rentes sur la vente de l'orviétan (39). Charles DIONIS mourut le 18 août 1776 (40). Le commissaire Claude Louis BOULLANGER fit mettre Ies scellés sur la porte de l'appartement de DlONIS, cul-de-sac de la Sourdière, au premier étage en présence des " demoiselles Marie-Françoise et Marie-Jeanne Dionis, filles majeures, héritières pour partie...". Mais "Le 21 août, Marguerite Françoise Contugy, demeurant à Paris, rue Poupée, et Ies sieurs Louis-Victoire Sagot, sergent au régiment du Piémont, et Charles-Louis Sagot, fils de Anne Contugy, firent opposition à l'apposition des scellés" (41). Un autre débiteur, marchand d'étoffes, s'y oppose également.

"Par son Procureur, (42) la demoiselle Françoise de Contugy....pour sûreté de la rente viagère de huit cens livres à elle due par le deffunt....par contrat passé‚ devant maître Crevon et son confrère, notaires à Paris, le 5 septembre 1741, pour être payée des arrérages échus et à échoir, de ladite rente viagère, ensemble de toutes les autres sommes qu'elle justifiera par la suite lui être dues en principaux, arrérages et frais, requérant intérests,...." (43) Ainsi le procureur de la famille CONTUGI demande à ce que les scellés soient mis sur les meubles de la famille DIONIS pour garantir sa cliente. Mais Henriette Magdeleine BESNIER Veuve DlONIS et tutrice des demoiselles DIONIS mineures, ainsi que les filles majeures de DIONlS refusent pour les scellés, et acceptent, en revanche, que l'inventaire du dépôt de DIONIS soit fait. Le 16 juin 1777, le commissaire se rend dans ce dépôt avec le limonadier Julien Edme Marie REGNARD, marchand-épicier, qui prétendait que DlONIS l'avait chargé de vendre I'orviétan en poudre et en liquide, ainsi que les filles DIONIS. REGNARD donne des comptes au commissaire et lui remet une somme, gardant pour lui une partie de la somme totale, produit de la vente d'orviétan. Marie Françoise CONTUGI et Ies frères SAGOT touchèrent Ieur dû également, et ces derniers partirent ensuite à l'étranger. Le 18 novembre 1785, Marie Françoise CONTUGI fit constater par témoins devant Maîtres BOULARD et LAIR, notaires au Châtelet, que ses neveux étaient partis à l'étranger. Ainsi, elle se trouvait seule héritière de la rente viagère sur la vente de l'orviétan. Le juge AUGRAN ordonna que Marie Françoise CONTUGI touche, en plus de sa part, la rente que la veuve et les filles de DIONlS devaient verser aux frères SAGOT, soit 125 livres par an pour chacun (44). Le jugement date du 17 décembre 1785 (45).

DlSCUSSION

La vente de produits dentaires au XVllI ième siècle, en France, représentait un enjeu économique certain. Une réglementation assez claire dans ses termes était là pour empêcher les charlatans, sans autorisation, de vendre ces produits, mais aussi pour protéger ceux qui étaient dans la légalité. En effet la grande majorité des praticiens, pour ne pas dire tous, fabriquaient, ou faisaient fabriquer, des produits qu'il revendaient soit directement, soit par des intermédiaires, marchands, apothicaires ou d'autres praticiens. Ils vendaient également des brosses à dents et certains conseillent l'utilisation de colliers anodins et de hochets. Les vendaient-ils? Nous n'en avons pas la preuve. Mais nous savons que ces accessoires,sans être un produit dentaire, faisaient bien partie de la panoplie des remèdes. En tous cas, il y en avait dans le commerce. Mais les praticiens ne vendaient pas que des produits dentaires, puisqu'ils vendaient également de l'orviétan, remède universel qui pouvait servir à tout et également à apaiser l'odontalgie, par l'opium qu'il contenait. Nous avons vu qu'il fallait une autorisation pour composer l'orviétan, le distribuer et le vendre. Mais contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, même si nous savons que l'orviétan a eu un grand nombre de formules au cours des temps, il n`y avait pas qu'une formule d'orviétan à une période donnée, puisque nous avons trouvé que des autorisations de composer étaient données à des personnes différentes, sur le plan géographique. L'orviétan devait être vendu en grandes quantités, compte tenu du nombre élevé d'autorisations qui furent octroyées. Il y avait, en plus de ceux qui le fabriquent, ceux qui le distribuent et le vendent, des inspecteurs chargés de vérifier les autorisations.

Il faut remarquer que malgré cette législation qui semble sévère, avec une organisation stricte,le tout permettant de faire respecter les règlements, il y avait de nombreuses infractions. Charles DlONIS, lui-même, officiellement chargé par le roi de délivrer les autorisations de vendre l'orviétan, enfreignait la loi, puisqu'il était de mêche avec des illégaux comme TRlPS, opérateur empirique (46), ou le limonadier REGNARD chez qui DIONlS avait en dépôt de l'orviétan à vendre. (47)

Des procès eurent lieu quand il y avait des litiges, ce qui prouve bien l'intérêt économique que pouvait représenter ce commerce de produits dentaires.

CONCLUSION

La vente de l'orviétan représentait certainement un enjeu économique, parce que c'était une des sources de revenus des dentistes au XVllI ième siècle.