IHP en 1877, Gaucher fut reçu docteur en médecine en 1882 apres avoir consacre sa thèse à  » leepithelioma primitif de la rate » appele depuis maladie de Gaucher. Chef de clinique de 1882 à 1884, chef du laboratoire de la Charite, Gaucher fut nommé médecin des hôpitaux de Paris en 1886. Chef de service à Saint-Antoine en 1892, professeur agrege la même année, Gaucher succeda à Alfred Fournier comme Professeur de clinique des maladies cutanées et syphilitiques en 1902.

Professeur à leInstitut de médecine coloniale, Gaucher avait selon ses contemporains un caractere difficile, ombrageux, peu porte à transiger avec les opinions deautrui, « traditionaliste par temperament, oubliant peut-etre queune science qui cesse deevoluer est une science morte, il acceptait difficilement les retouches et les remaniements incessants qu’il convient de faire à l’œuvre des devanciers. (e) cette tendance au conservatisme est sans doute leune des causes qui le portèrent à prendre position dès la première heure contre les nouvelles methodes de cure intensives de la syphilis. Les partisans du 606 furent malmenes et cet amphitheetre a retentit pendant 8 ans du fracas des anathemes lances contre la drogue allemande ». Gaucher semble avoir eu de grandes facilites pour susciter des inimities durables : « le professeur de leépoque, successeur du grand Fournier excellent homme par ailleurs mais quelque peu bourru persuade sans nul doute que sans discussion il ney a pas de lumière prenait par principe le contre pied des idees acceptees par tous et soutenait passionnement les siennes sans admettre la moindre contradiction (e) se voyant isole dans ses convictions : leAigle va seul disait-il, les dindons vont en troupeau (e) on comprend que les pretendus dindons ne fussent pas de ses amis : ils avaient nom Darier, Brocq, Jacquet, Sabouraud et d’autres encore ».

« original et paradoxal, clinicien avant tout, Gaucher parlait avec mepris du la-bo-ra-toi-re (e) Respectueux de la tradition, ennemi par principe des nouveautes, il avait le culte du passe. (e) il avait applique dans son service une discipline implacable ».

Membre fondateur de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, Gaucher mourut à Paris le 25 janvier 1919.

Principaux ouvrages : Traite des maladies de la peau, Paris, Doin, 1895-1898 (2 vol.). Precis de syphiligraphie, Paris, Doin, 1907. Traitement de la syphilis, Paris, Masson, 1900.


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