Ernest GAUCHER (1854-1919)

IHP en 1877, Gaucher fut reçu docteur en médecine en 1882 apr�s avoir consacr� sa thèse à " l��pith�lioma primitif de la rate" appel� depuis maladie de Gaucher. Chef de clinique de 1882 à 1884, chef du laboratoire de la Charit�, Gaucher fut nommé médecin des hôpitaux de Paris en 1886. Chef de service à Saint-Antoine en 1892, professeur agr�g� la même année, Gaucher succ�da à Alfred Fournier comme Professeur de clinique des maladies cutanées et syphilitiques en 1902.

Professeur à l�Institut de médecine coloniale, Gaucher avait selon ses contemporains un caract�re difficile, ombrageux, peu port� à transiger avec les opinions d�autrui, "traditionaliste par temp�rament, oubliant peut-�tre qu�une science qui cesse d��voluer est une science morte, il acceptait difficilement les retouches et les remaniements incessants qu'il convient de faire à l'œuvre des devanciers. (�) cette tendance au conservatisme est sans doute l�une des causes qui le portèrent à prendre position dès la première heure contre les nouvelles m�thodes de cure intensives de la syphilis. Les partisans du 606 furent malmen�s et cet amphith��tre a retentit pendant 8 ans du fracas des anath�mes lanc�s contre la drogue allemande". Gaucher semble avoir eu de grandes facilit�s pour susciter des inimiti�s durables : "le professeur de l�époque, successeur du grand Fournier excellent homme par ailleurs mais quelque peu bourru persuad� sans nul doute que sans discussion il n�y a pas de lumière prenait par principe le contre pied des id�es accept�es par tous et soutenait passionn�ment les siennes sans admettre la moindre contradiction (�) se voyant isol� dans ses convictions : l�Aigle va seul disait-il, les dindons vont en troupeau (�) on comprend que les pr�tendus dindons ne fussent pas de ses amis : ils avaient nom Darier, Brocq, Jacquet, Sabouraud et d'autres encore".

"original et paradoxal, clinicien avant tout, Gaucher parlait avec m�pris du la-bo-ra-toi-re (�) Respectueux de la tradition, ennemi par principe des nouveaut�s, il avait le culte du pass�. (�) il avait appliqu� dans son service une discipline implacable".

Membre fondateur de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, Gaucher mourut à Paris le 25 janvier 1919.

Principaux ouvrages : Trait� des maladies de la peau, Paris, Doin, 1895-1898 (2 vol.). Pr�cis de syphiligraphie, Paris, Doin, 1907. Traitement de la syphilis, Paris, Masson, 1900.


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